451 combattants partis de Belgique
Le radicalisme en Belgique n'est pas un phénomène récent. Les services de renseignement ont commencé à se pencher sur la question en 2005 déjà.
- Publié le 23-03-2016 à 05h00

Trois ans plus tard, deux "task forces" ont été mises en place en Belgique: l'une au niveau fédéral, l'autre à l'échelon local.
Mais ce n'est qu'avec le début du soulèvement syrien, il y a 5 ans, que le phénomène a pris de l'ampleur. Dans un premier temps, ces combattants sont partis pour lutter contre le régime de Bachar al-Assad. À l'époque, les autorités se sont montrées relativement attentistes par rapport à ce phénomène.
Ce n'est qu'au printemps 2013 que la question envahit la sphère médiatique. D'autant que le conflit syrien s'enlise. Les premières mesures sont prises au niveau local, à Vilvorde et Anvers notamment, quand des combattants sont rayés des registres communaux. Mais le phénomène s'amplifie.
Aujourd'hui, les services de renseignement évaluent le nombre de "Foreign Terrorist Fighters" venus de Belgique à 451: 269 se trouvent toujours sur place, 117 seraient revenus et 6 seraient en route. Les 59 derniers n'auraient pas pu quitter la Belgique. Car ces derniers mois, des mesures ont été prises pour enrayer ces départs.
Les candidats au djihad peuvent désormais être poursuivis. Ils risquent de 5 à 10 ans de prison et une amende de 100 à 5 000€. Les documents d'identité peuvent aussi être confisqués. Au total, pas moins de douze mesures ont été prises.
Au 9 octobre 2015, 76 personnes étaient incarcérées en Belgique pour des faits de terrorisme dont 56 (26 Belges) en lien avec la problématique de combattants étrangers.
