Que voir en Équateur ? Les Galapagos, Quito et le volcan Cotopaxi en un seul voyage
Des tortues géantes des Galapagos aux rues classées au patrimoine mondial de l'Unesco de Quito, en passant par le volcan Cotopaxi et la ligne de l'Équateur, découvrez les incontournables d'un voyage qui réunit nature, biodiversité et paysages spectaculaires.
- Publié le 26-07-2026 à 14h00

Les 41 îles des Galapagos représentent ensemble une superficie d'un peu plus de 8000 km². Près de la moitié des 28 500 habitants de l'archipel vit au sud de l'île de Santa Cruz, à Puerto Ayora, relié par une route qui traverse l'île du nord au sud sur 40 bornes.
C'est sur cette île plus hospitalière que les autres, que se trouve, en altitude, la plus grande colonie de tortues de terre, au milieu des vergers. Souvent par petits groupes, elles occupent des mares boueuses dont elles ne semblent sortir que très épisodiquement pour se nourrir des herbes alentour. Leur digestion lente est facilitée par la capacité à trier et retenir les particules dans leur estomac musculeux avant le passage intestinal où des micro-organismes décomposeront la cellulose de leur alimentation.



Comme les iguanes terrestres, lorsqu'elles se sentent menacées ou stressées, les tortues terrestres agitent la tête de haut en bas. "Dolphinz, two meterz, pleaze !", ordonne la scientifique allemande.


Puerto Ayora accueille le centre de recherche Charles Darwin. En 1835, le naturaliste anglais accosta aux Galapagos à bord du HMS Beagle. Il passa de longs mois à étudier les plantes et la faune des îles, le plus souvent uniques au monde. Leur isolement – San Crisobal, la plus orientale, est à 930 km des côtes équatoriennes – les a préservées. Découvertes en 1535, elles ont été revendiquées et occupées par l'Équateur en 1832. En dehors de quelques colons qui s'y installèrent, une colonie pénitentiaire y sera établie et maintenue jusqu'en 1959, année où l'archipel obtiendra le statut de parc national et réserve marine.
Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Américains y possédaient une base militaire qui fermera en 1946. Comme seule trace encore visible, un morceau de ferraille dépassant d'une plage rappelle qu'il y eut là un ponton.

Mais revenons à Darwin et ses observations ; elles permirent au naturaliste anglais d'établir par la suite la théorie de la sélection naturelle ainsi que celle de l'évolution.
Darwin a laissé son nom à la plus septentrionale et occidentale des îles Galapagos, aujourd'hui accessible seulement à quelques scientifiques. Jusqu'en 2021, ce minuscule bout de roche était connu pour une arche naturelle, effondrée depuis lors.
On l'a déjà écrit, la majeure partie des habitants de la province des Galapagos vivent sur l'île de Santa Cruz, deuxième île en superficie, la plus grande étant Isabella (2 200 habitants seulement mais 4 588 km² soit bien plus de la moitié de la surface émergée de l'archipel). Le nord de cette île sera notre terrain d'exploration principal, après un rapide passage par Bartolomé et l'îlot Rabida, et une incursion à Fernandina, le tout s'achevant par le passage de l'équateur lors de la soirée d'adieu en face de la Punta Vicente Roca et du volcan Équateur, le seul au monde dont le cratère est à cheval sur les deux hémisphères.


Après avoir dit au revoir à l'équipage le lendemain matin, il y aura encore le passage en bus vers les hauteurs de Santa Cruz pour une visite aux tortues géantes, avant le retour à l'aéroport de Baltra.
Les beautés continentales : Quito et le Cotopaxi
Faire tant de kilomètres sans profiter des beautés de l'Équateur continental serait une erreur. Lors des deux journées passées à Quito, nous sommes partis à la découverte de cette capitale, parmi les plus "hautes" du monde (2 800 mètres d'altitude en moyenne) ceinturée de volcans. Le centre-ville, baroque, sublime, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. On pointera en particulier le couvent des Franciscains et la cathédrale mais flâner dans les rues est un grand bonheur.
Le nom même de la ville rappelle celui du pays, et forcément la latitude 0°00'00''. À Mitad del Mundo, un monument et un petit musée non loin matérialisent cette ligne si particulière, où se matérialisent des phénomènes physiques. On connaît bien la loi de Coriolis symbolisée par l'expérience du lavabo : l'eau s'évacuera dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud, dans le sens contraire dans l'hémisphère Nord, et tout droit sur l'équateur même. Plus étonnant, sur l'équateur, un œuf cru tient en équilibre sur la tête d'un clou (moyennant un peu d'adresse quand même). Encore plus étonnant, lors d'un jeu de résistance, vous, placé dans un hémisphère bras tendus ou pouces et index joints, n'aurez aucune peine à résister un certain temps à votre adversaire qui tentera de vous faire baisser les bras ou de décoller les doigts. En plaçant vos pieds sur la ligne matérialisant l'équateur, vous perdrez toute force, votre adversaire séparant pouce et index ou baissant vos bras d'une simple pichenette, à la grande incrédulité des autres spectateurs de cette joute.

Autre excursion quasiment incontournable au départ de Quito, et d'ailleurs deuxième attraction touristique de l'Équateur après les Galapagos, le Cotopaxi est le volcan actif le plus haut du monde, avec un cratère culminant à 5897 mètres d'altitude. Le jour où nous y sommes passés, au cours d'une superbe balade sur un plateau aux alentours des 4 000 mètres d'altitude, les nuages ont eu la gentillesse de dégager le sommet enneigé quelques instants. D'autres volcans sont visibles aux alentours, dans une nature inviolée.

L'avenir est rose
Non loin de là, une dernière surprise attend le visiteur après le repas servi dans une hacienda. Sur des centaines d'hectares, les serres de Rose Success vous ouvrent leurs portes. C'est en compagnie du CEO de la société, Paul Cevallos, que nous ferons le tour du plus grand producteur mondial de roses. "Le soleil au zénith chaque jour ne suffit pas à faire de nos roses les plus belles, aux plus longues tiges. Le Kenya ou la Tanzanie sont également situés sur l'équateur. En revanche, nos roses poussent à plus de 3000 mètres d'altitude (contre 1 500 m dans les deux pays d'Afrique). Nos roses profitent ainsi des lois de la physique et de la géographie."


Simples ou complexes, à la texture parfois du cuir, ou à l'allure d'un chou, les roses sont innombrables, et portent chacune un nom : Brighton, Candlelight, Esperance, Ragazza, Moody Blues, Black Magic, Aloha, Juliette, Patience… Certaines sont produites toute l'année, d'autres pour des événements précis, comme Halloween aux États-Unis, avec des roses aux touches orangées, ou pour la fête des amoureux en Chine, avec d'étonnantes roses bleues et d'autres arc-en-ciel.




Après les serres, Paul nous emmène dans la salle de conditionnement où les roses, après blocage du processus de floraison, seront calibrées, marquées, emballées, et conditionnées pour l'export aux quatre coins du monde, Schipol, aux Pays-Bas, étant le principal point d'entrée pour l'Europe. "Les roses sont toujours créées principalement en Europe et aux États-Unis, et nous reversons des royalties à leur créateur sur chaque rose cultivée", conclut Paul Cevallos.