Un "barème fictif" bien réel
De nombreux enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont donc découvert en cette fin septembre un changement inattendu sur leur fiche de paie, leur barème ayant été modifié à la baisse. En pleine crise de l'enseignement, cela ne pouvait être perçu que comme une attaque frontale. Le collectif Mars Attacks s'est d'ailleurs rapidement engouffré dans la brèche en annonçant une grève ce lundi, tandis que les syndicats appellent à faire toute la clarté face à ce véritable barnum, l'opposition politique montant également au créneau.
- Publié le 28-09-2026 à 06h00
- Mis à jour le 28-09-2026 à 08h08

Le cabinet Glatigny et la ministre elle-même ont bien essayé d'éteindre ce nouvel incendie durant le week-end. Mais leurs explications étaient au minimum confuses, pour ne pas dire inaudibles, et en tout cas trop tardives. Comment en effet est-il possible de modifier "de manière soi-disant fictive" un barème sur une fiche de paie, sans en avertir au préalable les principaux intéressés, ou du moins leurs représentants ? Valérie Glatigny a beau prétendre que ce changement "technique" n'aura pas d'impact en matière de pension, d'ancienneté et autre pécule de vacances, le mal est fait, d'autant plus que la confiance était déjà pratiquement inexistante.
Au-delà du gel de l'indexation au-dessus de 4 000 euros bruts, déjà mal perçues notamment par les enseignants tout comme dans de nombreux autres secteurs d'activité, le fait de ne pas appliquer cela de manière carrée au niveau comptable en Fédération Wallonie-Bruxelles, et surtout de ne pas communiquer en la matière en espérant sans doute que cela passe sous les radars, c'est faire preuve sinon de mépris, du moins d'un amateurisme certain. Et ce n'est en tout cas pas la meilleure façon de faire baisser la tension au niveau politique, et surtout social. Outre cette impression d'impréparation et de précipitation, ce manque de communication ne fait en tout cas qu'attiser le feu avant la grande manifestation prévue à Bruxelles le 9 octobre prochain. Où les enseignants ne seront pas les seuls à devoir contenir leur colère.
