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Un "barème fictif" bien réel

De nombreux enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont donc découvert en cette fin septembre un changement inattendu sur leur fiche de paie, leur barème ayant été modifié à la baisse. En pleine crise de l'enseignement, cela ne pouvait être perçu que comme une attaque frontale. Le collectif Mars Attacks s'est d'ailleurs rapidement engouffré dans la brèche en annonçant une grève ce lundi, tandis que les syndicats appellent à faire toute la clarté face à ce véritable barnum, l'opposition politique montant également au créneau.

Un "barème fictif" bien réel

Le cabinet Glatigny et la ministre elle-même ont bien essayé d'éteindre ce nouvel incendie durant le week-end. Mais leurs explications étaient au minimum confuses, pour ne pas dire inaudibles, et en tout cas trop tardives. Comment en effet est-il possible de modifier "de manière soi-disant fictive" un barème sur une fiche de paie, sans en avertir au préalable les principaux intéressés, ou du moins leurs représentants ? Valérie Glatigny a beau prétendre que ce changement "technique" n'aura pas d'impact en matière de pension, d'ancienneté et autre pécule de vacances, le mal est fait, d'autant plus que la confiance était déjà pratiquement inexistante.

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