Le 20e Fritapapa ouvre à Beauvechain: "Ils sont chauds comme des baraques à frites"
Beauvechain va accueillir la vingtième friterie Fritapapa. Un succès que les fondateurs de la chaîne de friterie n'auraient pas osé imaginer, il y a dix ans.

- Publié le 16-01-2026 à 19h48
- Mis à jour le 19-01-2026 à 10h32

Ce mardi 20 janvier, l'enseigne Fritapapa ouvrira sa vingtième friterie à Beauvechain, à deux pas du nouveau rond-point. Le restaurant sera installé dans un ancien relais-poste, un imposant bâtiment blanc où les derniers préparatifs étaient en cours en cette fin de semaine.
"De base, on n'aurait pas dû ouvrir ici. Mais nos bureaux sont juste à côté. On est donc venus visiter. Et quand on a visité, c'était décidé: il fallait qu'on ouvre ici, dans ce lieu atypique", explique Natan Leblanc, district manager de Fritapapa.
Menuisiers à l'œuvre pour terminer le comptoir, chapiteau dressé dans la cour pour la fête des dix ans de l'enseigne, aller-retour jusqu'à Courtrai pour aller chercher les étagères destinées aux chambres froides… Il restait encore à faire, mais tout devrait être prêt pour l'ouverture.
À l'extérieur, les enseignes Fritapapa viennent d'être accrochées à la façade.
Tout est quasi en place pour le 20 janvier. Natan Leblanc s'attend à ce que les clients soient nombreux dès le premier jour: "Ça fait quatre ans qu'on dit qu'on va ouvrir et qu'on n'ouvre pas, que les clients attendent. Ils sont chauds comme des baraques à frites. On va se faire défoncer", se marre-t-il.
Le stress qui précède l'ouverture semble bien contrôlé. Il est vrai que Fritapapa possède maintenant une certaine expertise dans l'ouverture de nouveaux points de vente. En dix ans, l'enseigne, qui ne démarrait pas très fort, a coché toutes les cases de la success story.
Avec Beauvechain, Fritapapa comptera désormais vingt implantations, dont six en Brabant wallon, après Perwez, Waterloo, Wavre, Incourt et Jodoigne. Le groupe emploie actuellement quelque 350 personnes, un chiffre qui grimpera quasiment à 380 avec le démarrage du nouveau site.
À Beauvechain, la friterie sera l'une des plus grandes du groupe: le bâtiment offre 48 places à l'intérieur tandis que la capacité d'accueil pourra passer à une centaine de personnes lorsque les beaux jours permettront d'ouvrir la terrasse.
Fidèle à son positionnement, l'enseigne met en avant des produits belges et qualitatifs: burgers à base de rouge de famenne provenant de Stave, pommes de terre cultivées à Berloz, bières brassées à Thorembais-Saint-Trond (Valduc) et à Ittre (Bobbi).
Une success story après avoir échappé à la faillite
L'ouverture de Beauvechain s'inscrit dans un moment symbolique pour Fritapapa, qui fête ses dix ans ce samedi 17 janvier dans sa nouvelle friterie.
L'enseigne a été créée en 2016 par Pierre Artuso et Julien Abras. À l'origine, il s'agissait simplement d'une friterie à Charleroi, sans ambition de devenir une chaîne. La deuxième implantation – à l'aéroport de Charleroi – a même été ouverte pour sauver la première, alors en grande difficulté financière. "Il y avait plus d'huissiers que de clients, rappelle Julien Abras, cofondateur de Fritapapa avec Pierre Artuso, donc.Clairement, non, il y a dix ans, je n'imaginais pas ce que serait Fritapapa aujourd'hui."
Car, après avoir frôlé la faillite, l'histoire de Fritapapa s'est transformée en success story. Les friteries se sont multipliées, d'abord à Charleroi et dans ses alentours, puis en Brabant wallon. Fritapapa est également présent à Namur et à Dinant."Il y a peu de secteurs où vous avez 4 500 concurrents dans le pays", fait remarquer Julien Abras.
Aujourd'hui, Fritapapa annonce un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros, pour 1,2 million de clients par an qui consomment 1 million de frites et 1,2 million de burgers.
L'enseigne dont le siège est désormais installé à Beauvechain voit plus grand. À l'horizon 2030, Fritapapa vise 40 points de vente "en propre".
Des franchises vont aussi être lancées, après une phase de réflexion. "On a pris le temps. On veut pouvoir collaborer avec des gens qui partagent notre façon de voir les choses", explique Julien Abras. 250 candidatures ont été reçues, explique-t-il.
L'international est aussi une option, avec des pistes évoquées à New York, à Dubaï – mais on sent une crainte de vouloir aller trop vite, trop loin – et dans le nord de la France. Des fonds d'investissement se sont dits intéressés par le développement international.
L'esprit de la maison ne doit pas changer avec la croissance de l'entreprise, assure son co-CEO Julien Abras. Cet esprit, Natan Leblanc, qui gère les réseaux sociaux de l'entreprise, le résume: "Fritapapa, c'est faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux."
