Un verre s'écrase sur un visage dans un bar d'Ittre : deux ans avec sursis pour l'agresseur
Une soirée dans un bar qui aurait dû être festive se termine aux urgences pour le gérant et en correctionnelle pour son agresseur.
- Publié le 13-04-2026 à 05h55

Bien triste fin de ce qui aurait dû être un rendez-vous entre potes et qui, la bière aidant, se transforma en pugilat aux conséquences traumatisantes pour Michel (pseudo) M., l'ex-patron, car il a vendu l'établissement et s'est reconverti dans la construction.
Une soirée qui a été évoquée lors de l'audience correctionnelle de Nivelles du 16 mars dernier avec, sur le banc des accusés, Bernard (prénom d'emprunt) C., 28 ans, inconnu de la justice jusqu'à cette funeste soirée du 1er octobre 2023. Ce soir-là, lui et ses trois amis s'amusaient (!) à lancer le contenu de verres de bière dans l'établissement. Ils furent priés d'aller se calmer dehors, ce qu'ils firent avant de rentrer.
C'est alors que se produisit un incident lourd de conséquences pour Michel M. Il reçut un coup de bouteille ou, plus vraisemblablement, un coup de verre au visage. Il fut transporté au Chirec où on diagnostiqua une fracture du nez et une commotion cérébrale. À la clef : une incapacité de travail de 15 jours qui sera prolongée au-delà de quatre mois, ce qui constitue une circonstance aggravante.
Lors de l'audience précitée, l'avocate de l'ancien gérant a parlé d'un stress post-traumatique qui se traduit par la persistance de troubles. Elle a demandé au tribunal d'accorder à son client un euro provisionnel.
Le parquet a écarté la légitime défense ou la provocation qui pourraient être plaidées. Il a mis dans la balance les auditions de la victime "totalement sobre" et du prévenu "totalement ivre", confrontées aux dépositions de témoins. Il a requis 18 mois de prison avec sursis probatoire fondé sur un suivi psychologique et une formation à la gestion de la violence.
L'avocate du prévenu s'est malgré tout risquée à plaider la provocation dans le chef de la victime. Son client n'est pas un mauvais bougre. Dès le lendemain des faits, il adressa à la victime un message dans lequel il présentait ses excuses. Elle a plaidé la suspension simple ou probatoire du prononcé.
Le tribunal ne l'a pas suivi: deux ans de prison avec sursis, amende ferme de 1600 euros, obligation de payer à la victime 1 000 euros de dommage à titre provisionnel en attendant le résultat de l'expertise de qualification. Le sursis est subordonné à trois obligations: entreprendre un suivi médico-psychologique, suivre une formation à la gestion de l'agressivité et prendre les mesures utiles pour restreindre une consommation excessive d'alcool.
