Accusations diffamatoires sur les réseaux sociaux à propos de sa rémunération: la bourgmestre de Beauvechain répond aux attaques
La bourgmestre de Beauvechain justifie la majoration temporaire de sa rémunération.
- Publié le 03-07-2026 à 06h43

"Depuis quelques jours, certains membres de l'opposition multiplient les prises de parole approximatives et les publications trompeuses concernant ma rémunération en tant que bourgmestre. Ces interventions ne relèvent plus d'un simple désaccord politique. Elles reposent sur une présentation déformée des faits, alors même que l'ensemble des éléments leur a été communiqué de manière complète et transparente. Il est donc nécessaire de mettre fin aux contrevérités qui circulent volontairement", indique Carole Ghiot, bourgmestre de Beauvechain.
Cette dernière se retrouve en effet au centre de discussions concernant ses revenus, "Le 26 janvier 2026, le conseil communal décidait (13 voix pour et 2 voix contre – B.a.V. et Claude Snaps) de majorer temporairement mon salaire", précise-t-elle.
Une décision qui trouve son origine dans une erreur administrative et de calcul intervenue dans le cadre du traitement du dossier. Cette erreur engendrait en outre l'obligation de rembourser plus de 35 000 euros perçus en 2025 au service fédéral des pensions. "La demande introduite ne relève ni d'un choix opportuniste ni d'une interprétation extensive de la loi", ajoute Carole Ghiot.
Conforme à la législation
Elle s'inscrit en réalité dans l'application stricte de l'article L1123-15, § 1er du Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation, qui prévoit la compensation d'une perte de revenus subie par un mandataire local, dans des conditions précisément encadrées. Un mécanisme compensatoire a été conçu pour éviter qu'un engagement total au service de la collectivité ne se traduise par une pénalisation financière disproportionnée. Dans une commune comme Beauvechain, la fonction de bourgmestre implique une charge de travail, une disponibilité et des responsabilités importantes au quotidien. Dès lors, la suppression de la pension sans compensation, créerait une situation difficile à comprendre au regard de cet investissement."Ma situation sera automatiquement régularisée dès l'accès à la pension légale, au début de l'année 2027. Ma démarche consiste à rétablir une forme d'équilibre face à une perte de revenus directe, immédiate et imprévisible."
La décision prise par le conseil communal a été examinée par l'autorité de tutelle sur base d'un recours du groupe B.a.V. qui l'estimait légalement discutable et imprudente. "Le ministre des Pouvoirs locaux a confirmé qu'elle était conforme à la législation. Les faits sont connus, les décisions sont contrôlées et validées. Continuer à entretenir le doute relève d'un choix politique assumé. L'attitude de certains conseillers d'opposition pose question. Alors qu'ils disposent de l'intégralité des pièces, leurs questions et publications sur les réseaux montrent qu'ils ne consultent pas systématiquement les dossiers."
Non-respect du huis clos
"Le non-respect répété du huis clos, qui s'impose dès lors que des éléments relevant de la vie personnelle sont abordés, est une entorse grave aux institutions. À ce titre et face à ces manquements, l'intervention de l'autorité de tutelle, invitant à un rappel formel des obligations des conseillers, n'est pas anodine. J'invite donc les citoyens à faire preuve de prudence face aux informations diffusées, en particulier sur les réseaux sociaux, où circulent des affirmations parfois inexactes, partielles, volontairement déformées ou mensongères. Le débat démocratique suppose de la rigueur. Diffuser des informations partielles ou sorties de leur contexte ne relève pas de l'opposition constructive, mais d'une démarche délibérée de désinformation. Au-delà des critiques visant nos projets et nos réalisations, ainsi que des attaques personnelles, une question demeure: quelles propositions concrètes sont avancées aujourd'hui ? Quelle vision certains membres de l'opposition portent-ils ? Force est de constater que peu de propositions concrètes émergent."
Carole Ghiot conclut en affirmant que ces "attaques" ont un impact sur le plan humain. "Elles créent un climat qui dépasse le cadre du débat démocratique pour devenir profondément blessant, tant pour moi que pour ma famille. Depuis 20 ans, je suis animée par un attachement profond à ma fonction et à l'engagement public. Je reste déterminée à poursuivre mon action avec rigueur et transparence, dans le respect de la légalité et des personnes, au service exclusif des citoyens de Beauvechain."
