Coup d'envoi du chantier aux anciennes sucreries de Chastre: "Un projet exemplaire"
Le public était invité ce vendredi 29 mai à visiter le site des anciennes sucreries, où 111 logements seront construits prochainement.
- Publié le 29-05-2026 à 17h31
- Mis à jour le 29-05-2026 à 17h34

Le lancement officiel de la première phase du chantier de revitalisation de la gare de Chastre avait lieu ce vendredi. Après un nombre incalculable de réunions publiques, modifications, recours au Conseil d'État et concertations ou médiation, l'aventure peut enfin commencer.
Interview de Guido Eckelmans, le promoteur historique.
Guido Eckelmans, à l'époque, comment aviez-vous découvert ce chancre, à côté de la gare ?
Il m'avait été présenté et je l'avais trouvé très intéressant. On ne parlait pas, à ce moment-là, de la TVA à 6% (NDLR: le taux de TVA réduit pour la démolition et reconstruction de bâtiments délabrés). Mais avec la gare juste à côté et le manque de logements à Chastre, c'était un chouette projet. C'est ce qui m'a motivé, il y a 14 ans.
Vous attendiez-vous à cette lenteur administrative ?
Non, absolument pas. 14 ans, c'est vraiment très long. Parce que j'ai acheté ce terrain avec la centrale à béton. Plus le temps passe, plus je paie des intérêts et une série de frais. C'était un aspect très compliqué pour nous…
Le projet a bien évolué avec le temps.
Il y a eu trois dossiers différents. Les lois ont changé, le Covid est passé par là, il y a aussi eu les évolutions technologiques. Avant, on se chauffait au gaz alors que désormais, ce sont des pompes à chaleur. Il a fallu tout reconfigurer. On a aussi acquis la parcelle voisine (NDLR: avec la pizzeria) pour aboutir à un équilibre architectural. Désormais, cela donne un bel aperçu de l'ensemble de la place. Ce qui n'était pas le cas avant. On est arrivé à un projet très équilibré, je trouve.
Pour une commune comme Chastre, c'est un moment important.
C'est vrai que la surface est importante. Je suis content de la conception architecturale, c'est un projet exemplaire.
Finalement, après de nombreuses modifications, 111 appartements sont prévus.
Oui, avec également des bureaux, quelques magasins et une crèche. On a prévu une évacuation de la fumée suffisante pour ouvrir un restaurant. Pas un fast-food, car j'aimerais que tout le monde soit en bonne santé (il sourit).
"Tout retirer et traiter"
Si tout se passe bien, les premiers habitants devraient entrer dans trois ans. Quelles sont les premières étapes ?
On va commencer à désamianter le site. Il y a en effet de l'amiante dans le toit. Puis on s'attaquera à la dépollution des sols. Il faudra tout retirer et traiter, avant de commencer à détruire. On en a pour quelques mois avant le début des constructions.
Certains appartements sont-ils déjà vendus ?
On en est à 40% de prévente, c'est un très bon début. Des centaines de candidats nous demandent des informations.
Un investisseur a aussi été évoqué.
Ce n'est pas vraiment un investisseur. Il s'agit d'une personne qui a un important patrimoine immobilier à Bruxelles. Vu l'insécurité, il souhaite se séparer de ses biens et investir ici. Il a acheté un bloc.
