Zone de police Nivelles-Genappe : Pour Pierre Huart, il faut "resserrer les boulons" autour des magasins de nuit
Le MR pointe les nuisances et le manque de respect des règles par certains commerces. Les contrôles existent déjà, mais pourraient être améliorés.
- Publié le 31-05-2026 à 07h34

D'accord pour leur reconnaître un rôle commercial de proximité, mais à condition qu'ils se conforment aux règles en vigueur. Lors du dernier conseil de police de la zone Nivelles-Genappe, l'ancien bourgmestre nivellois Pierre Huart (MR) a abordé la question des magasins de nuit et des nuisances qu'ils engendrent en termes de tranquillité publique et de propreté. Voire de sécurité: lorsque ces commerces constituent un point de ralliement pour des personnes en quête d'alcool au milieu de la nuit, ce sont les riverains qui trinquent.
Le conseiller de la minorité MR à Nivelles a rappelé qu'en novembre dernier, il avait déjà interpellé le collège de police sur le sujet, en demandant de faire appliquer la réglementation. Selon lui, six mois plus tard, la situation n'a pas changé et elle s'est même dégradée aux abords de certains night-shops connus des noctambules aclots. Ce qui complique vraiment la vie et les nuits dans le centre-ville pour ceux qui y habitent…
Il y a six mois, Pierre Huart avait suggéré un plan d'action de l'autorité administrative. Notamment pour vérifier le respect des horaires, certains gérants ne se souciant manifestement plus guère des règles en vigueur. Le conseiller a voulu savoir ce qui avait été fait par les autorités locales et par la police.
"Il n'y a pas eu de plan d'actions concret, a répondu le bourgmestre de Nivelles Bernard De Ro (Les Engagés). Mais nous avons fait des contrôles dans trois ou quatre magasins de nuit avec la police, les services compétents en matière de lois sociales et l'Afsca. Nous avons aussi fermé un commerce à deux reprises, pour des soucis en matière de stupéfiants. Mais quand les amendes sont payées, nous ne sommes pas en mesure d'imposer la fermeture. Mais je ne conteste pas qu'on pourrait améliorer certaines choses…"
Reprenant la parole, Pierre Huart a estimé qu'il était temps de "resserrer les boulons" pour ces magasins de nuit, en matière de respect des horaires de fermeture e aussit pour le fait de vendre de l'alcool à des mineurs sans le moindre contrôle de l'âge. Il faudrait aussi qu'ils soient plus attentifs à ne pas vendre des boissons alcoolisées à des personnes qui sont déjà manifestement en état d'ivresse.
Pour le bourgmestre De Ro, le contrôle des horaires peut être réalisé. Pour l'alcool, cela risque d'être plus compliqué.
"Une fois n'est pas coutume, je suis d'accord avec Pierre Huart: il y a un vrai problème, a commenté Robert Vertenueil, conseiller de police PluS et président du CPAS aclot. Mais je voudrais connaître les limites d'intervention de la police."
En l'absence du chef de zone, c'est le commissaire Laurent Signore qui a répondu à cette question. En précisant que la police locale avait une compétence générale pour ce type de contrôles. Encore faut-il les moyens de les mener, et aussi se définir des objectifs clairs. Si la police consacre du temps à cela, c'est toujours au détriment d'autres choses. Mais actuellement, effectivement, il y a des déjà des contrôles sporadiques, en collaboration avec le service des lois sociales.
En ce qui concerne le fait de servir de l'alcool à des personnes déjà sous influence, le commissaire s'est voulu prudent: si la police veut agir sur le sujet dans les magasins de nuit, elle devra aussi le faire dans les cafés… "La différence, c'est que dans les cafés, les personnes consomment sur place, a fait remarquer Pierre Huart. Tandis que pour les night-shops, les nuisances sont pour les alentours."
Robert Vertenueil, en fin de discussion, a suggéré que l'opportunité d'un plan d'actions soit tout de même examinée, la problématique étant bien réelle.

