Grogne des étudiants : le jeune qui a jeté un pétard dans la cour de récréation, à Hannut, a été interpellé et déféré

Depuis début de ce mois d'octobre, les étudiants se font entendre en rue. Avec, cependant, certains débordements. Et le parquet de Liège n'a pas tardé à réagir. Comme avec l'interpellation de ce jeune qui a jeté un pétard dans la cour de récréation à Hannut.

Manif des étudiants à Huy.
A Huy, la manifestation n'a pas dégénéré. ©EDA

Le parquet de Liège suit "avec la plus grande attention" les incidents de ces derniers jours liés aux différentes manifestations estudiantines dans les rues. Sur l'arrondissement de Huy-Waremme, les étudiants sont plutôt calmes et leurs manifestations bon enfant. Sauf cet incident à Hannut hier alors qu'un jeune a lancé un pétard dans la cour d'une récréation primaire où étaient des écoliers.

Ailleurs, et sur Liège notamment, cela a été plus chaud. Au cours des mouvements de grogne des 1er, 2 et 5 octobre, des violences, des dégradations et des atteintes à l'ordre public ont été constatées. Des bâtiments scolaires, du mobilier urbain et d'autres biens ont été endommagés. De plus, le parquet signale que des comportements particulièrement dangereux ont été également observés sur la voie publique, nécessitant l'intervention des services de police "afin de garantir la sécurité des citoyens, des élèves et des usagers de l'espace public".

Rien ne justifie la violence

La grande majorité des élèves se conduit correctement. Des poursuites ont par contre été entreprises vis-à-vis de personnes soupçonnées d'avoir eu un comportement répréhensible. Si le droit de grève et la liberté de manifester constituent des droits fondamentaux, cela ne justifie pas violences, dégradations ou atteintes à l'intégrité des personnes et des biens.

Plusieurs jeunes ont ainsi été déférés devant les autorités judiciaires depuis le 1er octobre. Il y a ainsi eu, pour notre arrondissement, un déféremment pour la zone de police Hesbaye-Ouest. Mais aussi 33 arrestations administratives, 20 arrestations judiciaires dont 17 mineurs, 12 défèrements au palais de justice pour la zone de police de Liège. À noter qu'hier lundi 5 octobre, 22 policiers liégeois ont été blessés.

Tolérance zéro appliquée

Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier les auteurs des violences, des dégradations, des incendies, des jets de projectiles, des entraves à la circulation et autres infractions. Des investigations concernent naturellement les auteurs mais aussi de tout qui, via les réseaux sociaux, les plateformes numériques, les applications de messagerie, auraient participé à l'organisation des rassemblements qui ont dégénéré. Ainsi, ce lundi, un jeune de 13 ans a été privé de liberté et déféré au palais de justice après avoir diffusé sur les réseaux sociaux des appels invitant d'autres jeunes à se présenter avec des bidons d'essence pour incendier un établissement scolaire.

Le parquet est clair : tout qui est impliqué dans de tels faits s'expose à une réponse judiciaire ferme. Le parquet appliquera une politique de tolérance zéro. Tout fait dénoncé sera examiné et une réponse pénale sera adaptée, qu'ils aient directement participé ou aidé à leur préparation. Et les mineurs d'âge ? Le parquet rappelle qu'ils relèvent d'un régime juridique spécifique. "La nature de la réponse apportée relève de l'appréciation souveraine du juge de la jeunesse, en fonction de la gravité des faits, du rôle joué par le mineur et de sa situation personnelle."

Les rassemblements spontanés ne peuvent "en aucun cas" servir de prétexte à des comportements mettant en danger les personnes, les biens, les établissements scolaires, les services publics ou encore les forces de l'ordre.

A Huy, cela a été calmeA Flône, ils sont restés dans la cour de récréation

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