Le club d'aïkido de Waremme a perdu la moitié de ses membres en 10 ans : "On repose exclusivement sur les bénévoles"
En dix ans, le club d'aïkido est passé de 50 membres à seulement 25 aujourd'hui. L'équipe de bénévoles se bat pour permettre au club de survivre.
- Publié le 03-10-2026 à 09h00

Parmi les sports qui subissent une forte baisse de leur nombre d'affiliés, l'aïkido se démarque comme l'un de ceux étant les plus impactés. Entre 2019 et 2024, ce nombre a diminué de 311 membres, pour une baisse de 19 %.
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Ce samedi 3 octobre, nous abordons l'évolution des affiliés dans les disciplines sportives en Fédération Wallonie-Bruxelles.
À Waremme, le club Shiroï Aosagi no Dojo fait face à cette réalité. Face au nombre d'adhérents qui diminue d'année en année, les dirigeants du club ont décidé de remanier leur fonctionnement. "Pour avoir fréquenté les dojos il y a plus de 20 ans, je constate qu'il y a une désaffection assez importante des clubs d'aïkido, se rappelle Philippe Ferriere, secrétaire général du club waremmien. Cette baisse a été accentuée à partir du Covid. Avant, nous avions des cours pour enfants, ados et adultes séparés. Désormais nous faisons cours commun. Il y a dix ans, nous étions une cinquantaine d'affiliés au club, maintenant nous tournons aux alentours des 25."
Et le nerf de la guerre dans cette lutte contre la baisse de fréquentation du dojo de Waremme, c'est d'être attractif. "On essaye toujours d'attirer des nouveaux, c'est un combat de presque tous les jours. Il faut se battre pour faire survivre son club et le sport qu'on aime. Ça se traduit par le fait de s'assurer que les membres vont venir aux entraînements, par la publicité dans les écoles, les réseaux sociaux,…"
Un sport majoritairement masculin
Si le nombre d'affiliés a beaucoup évolué avec le temps, ce n'est pas le cas de la répartition entre garçons et filles. L'aïkido a toujours été une discipline attirant des membres très majoritairement masculins. Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer de changer cette tendance. "Ça a toujours été le cas, se remémore le secrétaire. Pourtant c'est un sport qu'on pratique ensemble entre homme et femme sans distinction. On aimerait que ça puisse s'équilibrer et que les filles aient autant de chance que les garçons de pratiquer l'aïkido."
Une survie grâce aux bénévoles
Le portefeuille des clubs de sport est, tout comme leur nombre d'affiliés, mis à mal. Beaucoup survivent comme ils peuvent et au club d'aïkido waremmien, ça ne serait pas possible sans l'apport des bénévoles.
"On repose exclusivement sur les bénévoles, affirme Philippe Ferriere. Sans le bénévolat, je pense que le club n'existe pas. En tout, nous sommes six et nous nous occupons de tout : les cours, les réseaux sociaux, l'administratif, la trésorerie. C'est parfois exigeant d'être présent pour donner le cours alors qu'on n'est pas sûr d'avoir beaucoup de membres présents. Ça arrive qu'un prof arrive et qu'il n'y ait que deux ou trois élèves."
