Julia, Jeanne et deux autres étudiants ont créé une écharpe airbag pour protéger les personnes épileptiques: "Le gros souci, c'est la tête"
Julia Cornette, de La Roche-en-Ardenne, et Jeanne Adam, de Wellin, font partie des quatre étudiantes de l'Université de Liège à l'origine de Halo-Protect.
- Publié le 19-10-2026 à 17h00
- Mis à jour le 19-10-2026 à 17h07

Créer une écharpe airbag pour protéger les personnes épileptiques. L'idée est née en troisième année de bachelier, dans le cadre du cours intitulé "Start-up". L'objectif était de partir d'un problème concret, d'imaginer une solution et d'en évaluer la faisabilité. Pour Julia Cornette et Jeanne Adam, comme pour leurs deux autres camarades, les recherches ont rapidement mis en lumière un manque: les moyens de protection lors des crises d'épilepsie restent limités.
"Nous connaissons toutes des personnes épileptiques et en nous renseignant, nous avons réalisé à quel point les solutions actuelles étaient insuffisantes", explique Julia. Il existe notamment des casques de protection, mais leur apparence peut être stigmatisante et dissuader certaines personnes de les porter."Quand une personne tombe après une crise, sa tête peut heurter le sol. Elle convulse et les conséquences peuvent être graves: des dents à refaire, des traumatismes crâniens…"
Les échanges avec des personnes épileptiques et des neurologues ont conforté les étudiantes dans leur constat. "Nous avons compris que le gros souci, c'était la tête."
Les étudiantes ont également participé à la journée annuelle de l'épilepsie, à Namur, pour mieux comprendre les besoins des personnes concernées.
De là est née l'idée de Halo-Protect. Concrètement, il s'agit d'une écharpe intégrant un airbag qui se déploie autour de la nuque lorsqu'une chute est détectée. Pour y parvenir, un boîtier électronique est intégré au dispositif. Il contient un capteur IMU (Inertial Measurement Unit ou Unité de Mesure Inertielle), composé d'un accéléromètre et d'un gyroscope, qui mesure les mouvements du corps et son orientation. Pour affiner ce mécanisme, les étudiantes récoltent des données auprès des patients afin de mieux comprendre les mouvements de leur corps lors d'une crise et de permettre au dispositif de réagir au bon moment.
Un premier prototype prometteur
Pour développer leur concept, les quatre étudiantes ont bénéficié des conseils de deux entreprises spécialisées dans les technologies. Avec l'aide de leurs professeurs et assistants, elles ont pu réaliser un premier prototype.
Le projet a déjà convaincu un jury à l'Université de Liège. Parmi les différents groupes qui ont présenté leur idée dans le cadre du cours Start-up, ce sont elles qui ont remporté la compétition. Ce jeudi 15 octobre, à Gembloux Agro-Bio Tech, les quatre étudiantes ont représenté leur université au concours StarTech où elles finissent 4ème.
