Affaire Brigou: à l'école de Tyméo à Yvoir, encadrer les élèves sans provoquer de tsunami émotionnel
Tyméo, dont le corps a été retrouvé lundi à Onhaye, était scolarisé à l'école communale d'Yvoir-centre. Où l'émotion est gérée, dans la prudence.
- Publié le 26-08-2026 à 08h41
- Mis à jour le 26-08-2026 à 17h16

Le corps de Tyméo Brigou, le petit garçon de 5 ans qui avait disparu depuis deux mois, a été découvert ce lundi à Onhaye, au milieu des ronces, dans un talus. Deux mois de questions sur son sort mais aussi de vacances scolaires. Le dramatique hasard a voulu que son décès défraye la chronique dès les premières heures de la rentrée.
L'enfant était scolarisé à l'école communale d'Yvoir, où il devait rentrer en troisième maternelle. L'émoi y est à la hauteur du tragique dénouement, explique le bourgmestre Alexandre Visée, par ailleurs instituteur en pause carrière pour assurer à 100% des fonctions mayorales. Et d'expliquer qu'en amont de la rentrée et sans évidemment savoir ce qui allait se passer, des contacts avaient été pris avec la cellule d'intervention mobile de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le centre PMS de Dinant.
Dès lundi soir, cela a débouché sur la mise en place d'une stratégie concrète et une intervention dès mardi matin. Alexandre Visée et l'échevine de l'Enseignement Nathalie Blauwbloeme se sont d'abord concertés de bon matin avec la direction de l'école, les enseignants, puis avec les accueillants. À 9h, l'équipe spécialisée de la FWB est arrivée, Commentaire mayoral: "Leur approche est plutôt centrée sur l'accompagnement de la direction et du personnel". Plus tard dans la matinée de mardi, c'était au tour de l'équipe du PMS de rallier l'établissement scolaire. La suite, racontée par le bourgmestre: "On a profité du temps de midi pour faire le point avec les deux structures". Elles étaient toujours sur place ce mercredi, et resteront à Yvoir "le temps qu'il faudra".
Si besoin, des interventions ciblées
Précision utile d'Alexandre Visée sur la prise en charge d'un climat forcément lourd: il s'agit de ne pas provoquer de tsunami émotionnel. Les petits camarades de Tyméo l'ont croisé en première et en deuxième maternelle, ils rentrent à l'école après deux mois de vacances. Ce n'est pas comme si cela s'était passé en pleine année scolaire pour des enfants de primaire plus âgés.
Donc pas question de mettre en scène un hommage collectif, qui pourrait davantage perturber que soulager. On verra plus tard si pour les funérailles, la famille a des demandes particulières, avance prudemment le bourgmestre d'Yvoir.
Pour l'instant, les équipes spécialisées sont prêtes à intervenir si des écoliers semblent perturbés ou font part d'un malaise. Mais ce seront des prises en charge individuelles. Une manière d'éviter le tsunami émotionnel. Alexandre Visée nous disait ce mercredi matin qu'à sa connaissance, jusqu'à présent, aucune prise en charge n'a été nécessaire.
Organiser à un moment un hommage collectif ? Ce n'est pas prévu dans un premier temps, alors que l'actualité ajoute chaque jour du drame au drame. Mardi, c'était la découverte du corps du père de Tyméo. Tandis qu'on attend le résultat des autopsies et de l'enquête. On ne sait toujours pas ce qui s'est passé, c'est même assez mystérieux.
Mais plus tard, conclut le bourgmestre d'Yvoir, "on fera peut-être quelque chose en groupe". Chaque chose en son temps, en veillant à gérer l'émotion, de manière pédagogique.
