Aux Dolimars à Vresse: finis les chalets, place nette avant la renaissance
Les anciens chalets des Dolimarts, à Vresse-sur-Semois, n'existent plus. la construction de la première cabane commence dans quelques semaines.
- Publié le 04-10-2020 à 18h40

Les Dolimarts, après des décennies de "gloire" touristique, étaient devenus un chancre. Chalets en ruines, vandalisme… c'était bien triste pour une région touristique. Nous sommes dans la commune de Vresse, à quelques kilomètres du village de Bohan. En pleine et magnifique forêt.
Le nouveau projet (lire ci-dessous) consiste à construire sur le site une cinquantaine de cabanes, plutôt haut de gamme. Pour de nouveau attirer des touristes. Aux commandes, en collaboration avec Thomas et Piron, Olivier Berghmans, qui a une expérience de 7 ans de gestion de ce type d'hébergements, à Houffalize (province de Luxembourg).

Démolition, impétrants
Le permis a été délivré, le grand chantier a commencé, nous explique M. Berghmans. "On est en train de viabiliser le site. En mars-avril, les vieux chalets, en ruines, ont été démolis. Les camions ont évacué des conteneurs pour un recyclage, par une entreprise rochefortoise. Des tas de pierres ont été conservés. Après broyage, cela servira aux assises de chemins".
Pour l'instant, la phase 1 de la pose des impétrants a commencé, annonce Olivier Berghmans: eau, électricité et gaz (une citerne souterraine a été posée). Encore 15 jours ou 3 semaines, et cette première phase des impétrants sera terminée. Il s'agira aussi, dans ce début de renouveau, d'installer deux stations d'épuration.
Au programme également: "On va faire une conciergerie, un bâtiment d'accueil et un local technique".

Dispersées sur 24 ha
Et les fameuses cabanes, c'est pour quand? "On devrait monter la première dans 8 semaines. Le but avec elle, sera de tester notre fabricant. Une entreprise belge, mais les ossatures arrivent par morceaux de Roumanie. Le parachèvement se fait en grande partie sur place. La première phase de construction des cabanes en prévoit 15 d'ici le mois de juin, toutes différentes et très séparées les unes des autres. Sur 32 hectares on va en exploiter 24. L'idée, c'est de mener le projet sur 3 ans, pour avoir tout fini en 2022, normalement. On a un permis pour 55 cabanes".
Le phasage permettra de vérifier si la sauce prend, tout en sachant que cela devrait être le cas, vu l'originalité, et l'expérience similaire déjà menée par Olivier Berghmans à Houffalize. Là-bas, il va d'ailleurs passer de 28 à 40 unités d'ici le mois de juin.
Le fantasme de Robinson
Le risque est d'autant moindre, dixit notre interlocuteur, qu'il ne s'agit pas de construire un hôtel, en une fois. De toute façon, il y croit: "Ces cabanes seront très belles, avec des prestations d'un certain standing. On va attirer en Ardenne des visiteurs qui n'y seraient pas nécessairement venus, sans ce concept. Donc, on va augmenter la fréquentation globale".
Bonus pour la région, car les prestations sur place seront volontairement minimalistes: l'offre porte sur un dépaysement dans le confort, mais au milieu de nulle part. Le fantasme de Robinson! Pas d'organisation d'activités, par de resto: cela fera vivre les prestataires extérieurs.

Sur ces 32 hectares, 8 ont été achetés par Thomas et Piron, le solde par Immowal… il appartient ainsi indirectement au Commissariat Général au Tourisme, explique Olivier Berghmans. "On a un droit de surface pendant 20 ans, on paye un droit d'occupation. Après, on a une option d'achat. Si ça ne marchait pas, le terrain retournerait à la Région wallonne".
Cette fois, plus personne ne prend de risques avec les Dolimarts.