Couvin: positif à la cocaïne lors du contrôle, négatif à l'hôpital
Contrôlé par la police, un Couvinois a été déclaré positif à la cocaïne. Mais à l'hôpital, c'est négatif...
- Publié le 02-12-2019 à 00h00

Peut-on remettre en doute les dépistages antidrogue de la police? Un jeune Couvinois se pose la question.
Jeudi en soirée, Valentin et sa petite fille de 18 mois rentrent à leur domicile. "Je revenais d'un repas de famille et je roulais tranquillement dans la rue du Pont Pavot à Mariembourg, lorsque je me suis fait contrôler par la police, explique-t-il. On m'a demandé si j'avais consommé des boissons alcoolisées et j'ai soufflé dans l'Alco-sensor!"
Valentin est négatif au niveau de l'alcoolémie. Le contrôle se poursuit, sur les produits stupéfiants: "Là, on m'a dit que j'étais positif à la cocaïne! J'étais surpris et je refusais de l'admettre. De plus, ma fille qui était avec moi dans la voiture devait prendre son biberon et je n'avais pas de temps à perdre!"
Le test suivant est un prélèvement salivaire, qui sera envoyé à un laborantin pour confirmation: "Je pensais que c'était une blague alors que je n'avais rien consommé ! C'est toujours la même chose avec la police des 3 vallées. Dès que l'on me voit je suis contrôlé systématiquement!"
La procédure lancée, il se voit retirer son permis de conduire pour 15 jours.
L'histoire n'en reste pas là. Le jeune homme se rend par ses propres moyens à l'hôpital de Chimay. Il passe par les Urgences et demande à réaliser une prise de sang pour prouver sa bonne foi. Elle se révélera négative au résultat.
Les "faux positifs": des cas exceptionnellement rares
Virginie Wilmart, chef de zone des 3 Vallées, a son explication de ce fait peu banal: "Je tiens déjà à préciser qu'il ne s'agissait pas d'un contrôle uniquement de la zone de police des 3 Vallées. L'opération était conjointe avec la police de la route et la douane. Lors de ce contrôle, le jeune homme en question a passé un dépistage d'alcoolémie qui s'est effectivement révélé négatif. Ce test a été réalisé, pas par notre équipe mais par celle de la police de la route. Le contrôle s'est poursuivi par la même équipe avec un test salivaire pour les matières stupéfiantes et il a marqué."
Pourquoi une différence de résultat? "Les tests que nous utilisons lors de nos contrôles sont très sensibles. Ils détectent la moindre trace de matière stupéfiante. Dans ces cas-là, on pourrait parler de faux "positifs" mais c'est exceptionnellement rare! C'est pour cela que nous réalisons, dans une seconde partie, un prélèvement salivaire qui est envoyé par la suite dans un laboratoire agréé indépendant. En ce qui concerne le résultat de l'hôpital, je ne sais pas dans quelles conditions il s'est déroulé. De même que le niveau de tolérance du marquage utilisé."
Mais alors, pourquoi lui a-t-on retiré son permis de conduire? "Nous avons des procédures et dès qu'un test se révèle "positif", nous devons les respecter. Les nouvelles dispositions prévoient que nous retirons automatiquement le permis pour une durée de 15 jours. Il est retiré à titre provisoire et par précaution le temps des résultats du labo. Bien évidemment, dans le cas présent, je laisse la justice se prononcer sur le suivi du dossier."
Cela ne fait pas l'affaire de Valentin, qui est indépendant.
