Enghien : Le festival LaSemo a atteint sa majorité avec des shows impressionnants. "On va essayer de renforcer la visibilité de la scène du château"
18 ans, majeur et vacciné en termes de plus grosses scénographies ! Avec ses têtes d'affiche, ses pépites et ses quelques nouveautés dans les espaces boisés du parc d'Enghien, le festival a fait "plaines combles". 50 000 visiteurs sont au compteur. Météo clémente, horaires aménagés au risque de ne pas pouvoir tout apprécier et réflexion sur de possibles écrans géants, Samuel Chapel dresse le bilan.

- Publié le 15-07-2025 à 07h00

En inaugurant le LaSemo par une bonne nouvelle (prolongation du contrat avec la Ville d'Enghien au moins pour trois ans), le festival ne pouvait faire correspondre que le mot réussite à cette 18e édition. 18 ans d'existence, on aurait tendance à dire que la manifestation est devenue majeure, mais n'était-ce pas déjà le cas depuis quelques années ? La question reste ouverte. Samuel Chappel, le fondateur de LaSemo a toutefois senti "une maturité à la fois au niveau de l'organisation et de l'offre". Même si 50 000 festivaliers ont piétiné la verdure du parc durant quatre jours entre les concerts et les animations, "l'évolution de l'affluence n'entache pas l'état d'esprit du festival considéré comme convivial", souligne l'organisateur. Couples, amis et familles (surtout le samedi) de nationalités différentes, on a tout vu et tout entendu ! "On est content aussi de voir une augmentation entre 10 et 20 % d'Enghiennois".

Comment voir à l'arrière ?
Un large public comme l'affiche de l'événement ! Il ne faut pas se mentir, si l'on participe à un festival, c'est avant tout pour la musique qu'on y propose. Grosses performances cette année avec Mika ou encore Santa ! L'un des techniciens de la manifestation nous a d'ailleurs confirmé que les scénographies devenaient de plus en plus importantes. Les artistes ont attiré du monde rendant parfois la visibilité incertaine au fond des plaines. Certains festivaliers ont soulevé l'idée d'installer des écrans géants. "Il y a plusieurs réflexions en cours de ce côté-là. C'est vrai qu'on a eu un public particulièrement nombreux au concert de Mika et Santa par exemple. On va essayer de renforcer la visibilité de la scène du château. Après, on a aussi entendu des gens qui nous disaient que la foule n'était pas non plus serrée et qu'il y avait moyen de se faufiler devant. Mais je comprends qu'avec l'étroitesse de l'espace, il n'est pas possible de voir le visage des chanteurs".

Rien louper ? Compliqué
Lors de la précédente édition, le nombre de pas entre les deux scènes principales paraissait conséquent, sans compter qu'il fallait quitter un concert à l'avance pour avoir une bonne place au suivant. L'organisation n'a pas modifié les emplacements, mais a plutôt aménagé les horaires. En sachant que le site disposait aussi d'autres mondes comme les Jardins Divers (arts de rue), le Pulse (scène électro), le Troquet (scène des sosies), la Guinguette ou encore la Papoterie (conférences), il était impossible d'assister à toutes les propositions de LaSemo.

"On sait qu'il y a une partie du public qui prépare vraiment son planning pour ne rien louper. Certains nous disent qu'il y a tellement d'offres qu'on peut courir dans tous les sens. D'autres en revanche se laissent guider. Si on vient au festival en espérant tout voir, il y aura forcément des déçus. Mais par exemple, on a notamment ouvert les portes du parc une journée plus tôt afin de profiter des arts de rue de manière plus zen".

Avant de rejoindre les festivités de ce long week-end, il fallait pouvoir rejoindre les parkings. L'équipe a eu de la chance cette année qu'ils ne soient pas emboués, mais des embouteillages se sont formés. "Je sais qu'il y en a eu aussi pour arriver en ville avec les travaux et la fermeture de la chaussée de Brunehault. C'est sûr qu'on a créé beaucoup de trafic dans le centre. On va discuter entre nous pour savoir comment solidifier la mobilité". Samuel Chappel a envie "que tout soit parfait" pour les 10, 11 et 12 juillet 2026.