C’était il y a à peine quelques jours, des coups de feu tirés à l’arme automatique sur une petite placette de Saint-Gilles, connue pour son trafic de drogue, la place dite "des deux bancs". Au moins 18 impacts de balles sont relevés sur place par les enquêteurs. Juliette, maman de trois enfants et habitante du quartier, est un peu dépitée. "C’est la deuxième fois qu’il y a des coups de feu ici en quelques jours", se lamente-t-elle. "En fait, il y a eu des tirs à la Kalachnikov dans la rue, juste ici à côté".
Sur la place, un autre habitant, plus âgé, est fataliste. "Ici, c’est un point de deal pour le crack. Pour la marijuana aussi. C’est une calamité. Et malheureusement, je crois que ce genre de fusillade va continuer".
Ici, ce contrat de base n’est pas rempli
Juliette, elle, a désiré agir. Après cette double fusillade, elle a participé à organiser un rassemblement citoyen pour demander des actions des pouvoirs publics, notamment en matière d’éducation et d’un meilleur encadrement pour les jeunes en errance ou désœuvrés, souvent utilisés par les gangs pour dealer la drogue ou mener ces fusillades. "À un moment, il y a un contrat de base on va dire que, normalement, en tant que citoyen, on passe avec la société, et qui est de se sentir bien dans notre cadre de vie. Ici, ce contrat de base n’est pas rempli".









