"Évidemment des membres ont des engagements militants. Mais dire que nous sommes noyautés, c’est totalement faux !, pousse Sébastien Demarche. Aucun parti n’a ses entrées au sein de notre mouvement." Une affirmation répétée à l’envi.
Ne pas être politisé ne veut pas dire que nous ne sommes pas politiques. Nous sommes politiques, par essence.
Mais pour la première fois, pour appuyer cette thèse, le groupe accepte de nous transmettre l’identité des 40 coordinateurs pilotant le mouvement. Après vérification, seuls deux coordinateurs ont, ou ont eu, publiquement des engagements politiques – pour Ecolo et le PTB.
Si Mars Attacks n’est pas noyauté politiquement, est-ce que cela en fait pour autant un mouvement hors d’influence des sphères politiques ? Une question à laquelle Sébastien Demarche répond sans ambages : "Ne pas être politisé ne veut pas dire que nous ne sommes pas politiques. Nous sommes politiques, par essence. Et pour connaître beaucoup de monde au sein de Mars Attacks, je peux vous assurer que toutes les couleurs sont représentées."
Il marque un temps d’arrêt. "Bon, si on veut être tout à fait honnête, il y a un peu moins de bleus. C’est clair. On est sans doute davantage tirés de l’autre côté de l’échiquier politique."
Un euphémisme. Sur les réseaux, les cibles privilégiées se nomment Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement (MR) et Elisabeth Degryse, ministre-présidente de la FWB (Engagé.e.s). Mais plus régulièrement, c’est le parti de cette dernière qui est pointé du doigt. "Parce que ces réformes, venant du MR, cela n’étonne pas grand monde, pose Demarche. Par contre, en salle des profs, beaucoup ont voté pour les Engagés. Ils ont cru en leur projet. C’est vécu comme une véritable trahison."