Pour le cdH, l'union fait la force francophone

La solidarité entre francophones doit être renforcée dit le cdH. Pour une question d'efficacité surtout. Mais aussi pour tenir tête aux Flamands.

Pour le cdH, l'union fait la force francophone
362632 ©(photo Belga)

D'ici quelques semaines, au lendemain du scrutin du 7 juin, le débat communautaire va ressurgir sur le devant de la scène, après plusieurs mois de mise au frigo. Une perspective à laquelle les francophones doivent se préparer prévient le cdH.

"Pour le moment, nous vivons dans une période de torpeur institutionnelle mais si nous ne sommes pas vigilants, la torpeur nous mènera à la stupeur" prévient le ministre wallon des Transports, André Antoine qui rappelle que " la vigilance doit être de mise".

Et pour tenir tête aux revendications flamandes et négocier d'égal à égal, "Madame NON" (Joëlle Milquet, NDLR) et ses sbires humanistes avancent quelques propositions " pour que les francophones parlent d'une seule voix".

Une entité francophone

À commencer par créer un pôle francophone, réunissant Wallonie et Bruxelles qui permettrait de développer des synergies. " Plutôt que de choisir entre la Communauté et les Régions, dit Mme Milquet, ces institutions doivent se renforcer mutuellement ."

Comme cela a été fait lors de la législature précédente glissent Benoît Cerexhe, ministre bruxellois de l'Économie, et Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en énumérant fièrement les mesures prises pour renforcer cette collaboration francophone : diminution du nombre de ministres, restauration des doubles casquettes, gouvernements conjoints, solidarité budgétaire, etc.

Autant de synergies qui ont permis, selon le cdH, de créer des places d'accueil, d'adopter une politique internationale commune, de fusionner certaines administrations, et bien d'autres.

Un seul credo : simplification

Mais si le cdH se félicite du chemin parcouru au cours de la législature qui s'achève, le travail ne manque pas. Au programme des humanistes, simplifications, horizontale et verticale.

Horizontale en réorganisant la gouvernance francophone. Les humanistes proposent de créer une Communauté francophone forte, dans laquelle seraient représentés des membres des gouvernements wallon et bruxellois. Une Communauté qui disposerait de ses propres gouvernement et parlement. Et pour chapeauter le tout, un ministre-Président unique, alternativement bruxellois ou wallon.

Parallèlement, le cdH veut rapprocher les administrations de la Communauté française et des Régions wallonne et bruxelloise afin de développer les synergies et de rendre l'administration, placée sous la tutelle d'un seul ministre, plus efficace.

Enfin, pour que cette rationalisation de la gouvernance wallonne soit efficace, elle doit s'accompagner d'un regroupement territorial. Comprenez, un élargissement de Bruxelles. Et là, pas sûr que les Flamands apprécient. Unité francophone forte ou pas.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...