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David Djaïz, auteur français, raconte comment 30 000 chiens ont péri atrocement : "C'est une ville qui a une histoire forte avec les chiens"

C'est une histoire méconnue d'Istanbul, plutôt connue pour ses chats que pour ses chiens. David Djaïz évoque dans son roman, "La Méthode", ces faits dramatiques qui ont eu lieu au début du XXe siècle.

Jacques Besnard
<p>Une jeune femme caresse un chien errant, près de la mosquée Sainte-Sophie, le 23 août 2022 à Istanbul</p>
Les chiens ont largement laissé la place aux chats à Istanbul, après le massacre de 30 000 bêtes. ©AFP

Istanbul est réputée pour sa convivialité et la présence d'innombrables chats qui font partie du décor. Mais avant les chats, la ville turque, qui s'appelait alors Constantinople, a longtemps hébergé des chiens, avant de vouloir les exterminer.

Il a mis neuf ans pour arriver dans nos mains. Le livre de David Djaïz, La Méthode (Stock), est né en 2017 alors que son auteur assiste à une exposition consacrée à l'histoire des chiens d'Istanbul à travers les âges. "C'est une ville qui a une histoire forte avec les chiens. La coexistence entre les humains et les animaux était paisible et même harmonieuse. C'étaient des chiens communautaires. Ils vivaient dans les quartiers. Ils grandissaient avec les habitants et les enfants. Cette harmonisation a été rompue en 1910. L'expo était peu diserte là-dessus. Une salle, seulement, à la fin, disait que les chiens avaient disparu. Je me suis dit : il faut creuser. C'était important de savoir ce qui s'était passé", explique-t-il.

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