Émeutes : bloquer les réseaux sociaux est "un fantasme des gouvernements", "la bombe nucléaire de Kim Jong-un"

L'épouvantail de la coupure des réseaux sociaux se fracasse sur la barrière du droit européen, souverain en la matière. La Belgique ou la France ne peuvent pas décider seules dans leur coin de déconnecter temporairement TikTok, Facebook, Instagram, etc.

A protester takes a selfie with riot police officers during an anti-government demonstration in central Tirana on October 20, 2026, after a week of violent anti-government protests. Albanian Prime Minister on October 20, 2026 blamed a "hybrid war" for fuelling unrest in his country, after a week of violent anti-government demonstrations in Tirana. Demonstrators have repeatedly clashed with police as months of protests escalate, driven by fresh demands for better university conditions, anger over corruption and renewed calls for Prime Minister's resignation. (Photo by Adnan Beci / AFP)
Les réseaux sociaux véhiculent les images des manifestations et des émeutes qui secouent l'Europe. ©AFP or licensors

La petite musique est de retour. Couper les réseaux sociaux couperait l'herbe sous le pied des manifestants, des émeutiers et des pilleurs en Belgique, en France et ailleurs. TikTok, Instagram ou encore Facebook sont essentiels à l'organisation des rassemblements et à la diffusion des images. C'est une évidence.

Une autre évidence s'impose.

Les États membres de l'Union européenne n'ont pas les mains libres à l'heure de bloquer temporairement les grandes plateformes numériques. Deux règlements de l'UE font autorité sur le sujet : le règlement sur l'accès à un internet ouvert et le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA).

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