Volodymyr Zelensky et les émissaires de Trump saluent des progrès, malgré les tensions: "Il y a un fort alignement"

Les discussions mardi entre Volodymyr Zelensky et les émissaires de Donald Trump ont abouti à des progrès mutuels, ont salué les deux parties, alors même que le président américain maintient la pression sur son homologue ukrainien pour forcer un accord avec Moscou.

Belga
Ukraine's President Volodymyr Zelensky delivers a joint press conference after a meeting with Norway's Prime Minister and Finland's President on the situation in Ukraine on October 20, 2026 in Oslo. (Photo by Jonathan Nackstrand / AFP)
Volodymyr Zelensky. ©AFP or licensors

À Oslo, Zelensky a eu des discussions avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner - ce dernier par visioconférence pour cause de maladie -, ainsi qu'avec les dirigeants norvégien et finlandais.

Le président ukrainien a salué le rétablissement du partage du renseignement américain et réclamé une place à toute négociation concernant l'avenir de son pays.

Un responsable américain a de son côté évoqué auprès de l'AFP des discussions "très productives et constructives". "Il y a désormais un fort alignement entre les États-Unis, l'Ukraine et l'Europe sur les prochaines étapes", a-t-il ajouté, en indiquant que Witkoff rencontrerait le président russe, Vladimir Poutine, mercredi pour poursuivre le processus diplomatique.

La réunion dans la capitale norvégienne survenait à l'issue d'une semaine de fortes crispations entre l'Ukraine et Washington.

Les relations bilatérales se sont détériorées depuis que le président Donald Trump a conclu avec Vladimir Poutine un accord sur l'achat de diesel russe, et fustigé Volodymyr Zelensky en raison des attaques ukrainiennes contre des raffineries en Russie, qui alimentent selon lui la flambée mondiale des prix du carburant.

Encore mardi, le président américain a remis la pression sur son homologue à Kiev. "Il faut que Zelensky ait la volonté de mettre fin à cette guerre et si ce n'est pas le cas, cela se passera très mal", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.

Le président ukrainien accuse de son côté les États-Unis de retarder à dessein la livraison prévue de missiles intercepteurs Patriot, essentiels pour se prémunir contre les tirs de missiles et drones russes, et qui font cruellement défaut à son armée.

Revenant sur une conversation qu'il a eue dans la matinée avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, Zelensky s'est également dit confiant lors d'une conférence de presse que les discussions sur le réseau Starlink et la fourniture de Patriot connaîtraient une issue positive.

Les autorités américaines rejettent les accusations selon lesquelles elles auraient délibérément nui à l'Ukraine, notamment en ordonnant l'arrêt du partage de renseignement ou en limitant le fonctionnement de Starlink largement utilisé par l'armée ukrainienne.

"Rien n'est délibérément refusé" à l'Ukraine, a affirmé Rubio mardi depuis l'Inde. "C'est un équilibre entre nos engagements envers d'autres partenaires et, franchement, nos propres besoins", a-t-il affirmé.

Après Oslo, Steve Witkoff présentera mercredi à Saint-Pétersbourg aux autorités russes des propositions sur lesquelles Américains et Européens ont travaillé et qui "ouvrent éventuellement la voie à une rencontre au niveau des dirigeants", selon le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.

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