Etiquettes en Belgique : dans quelle langue les produits doivent-ils êtres vendus ?

Pourquoi certains emballages affichent-ils plusieurs langues nationales tandis que d'autres n'en utilisent qu'une ? Le Code de droit économique impose des règles strictes selon la région de commercialisation, comme l'explique le SPF Économie.

Alimentation - Étiquettes en plusieurs langues
C’est l’endroit où l’on se fournit qui détermine la langue obligatoirement présente sur l’étiquette. ©Jacques Duchateau

Question de Florence : Je constate que certains emballages donnent le nom d'un produit en français et néerlandais, d'autres seulement dans une langue, alors que nous avons trois langues nationales. Quelle est la règle ?

C'est dans le Code de droit économique (CDE) que l'on trouve ce qui concerne l'étiquetage obligatoire en Belgique… c'est là aussi que l'on trouve les règles relatives aux documents de garantie aux consommateurs, selon le SPF Économie.

"L'étiquetage obligatoire et les modes d'emploi doivent être rédigés au moins dans une langue compréhensible pour le consommateur moyen, compte tenu de la région linguistique dans laquelle les biens ou services sont proposés au consommateur. Et ce, qu'ils soient payants ou gratuits", explique Etienne Mignolet, porte-parole du SPF Économie.

Des produits ré-étiquetés avant la vente en Belgique, c'est légal?

Selon l'endroit où le bien est proposé au consommateur

C'est donc l'endroit où l'on se fournit le produit qui détermine la langue obligatoirement présente sur l'étiquette.

Etienne Mignolet détaille : "En néerlandais pour les produits destinés à la Région flamande, en français pour les produits destinés à la Région de langue française, en français et en néerlandais pour les produits destinés à la Région bilingue de Bruxelles-Capitale, et en allemand pour les produits destinés à la Communauté germanophone."

Pourquoi les conservateurs ne sont-ils pas mentionnés sur un paquet de chips?

Voici les données qui doivent obligatoirement figurer sur l'étiquette d'une denrée alimentaire

  • La dénomination de la denrée alimentaire : le nom du produit (ex. : "confiture de fraises").
  • La liste des ingrédients : classés par ordre décroissant de poids au moment de la fabrication.
  • L'indication des allergènes : les 14 allergènes majeurs doivent y figurer et être mis en évidence.
  • La quantité de certains ingrédients ou catégories d'ingrédients.
  • La quantité nette : exprimée en unités de volume (litres, centilitres, millilitres) ou de masse (kilogrammes, grammes).
  • La date limite de consommation (DLC) pour les denrées très périssables, ou la date de durabilité minimale (DDM) pour les autres.
  • Les conditions particulières de conservation et/ou d'utilisation.
  • Le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'exploitant du secteur alimentaire responsable de la commercialisation (établi dans l'UE).
  • Le pays d'origine ou le lieu de provenance : obligatoire dans certains cas précis (viandes, lait, miel).
  • Le mode d'emploi : si son absence rend difficile un usage approprié de l'aliment.
  • Le titre alcoométrique volumique effectif : obligatoire pour les boissons contenant plus de 1,2 % d'alcool en volume.
  • La déclaration nutritionnelle : indiquant la valeur énergétique et les quantités de nutriments (lipides, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel) pour 100 g ou 100 ml. Ces mentions

Ces mentions obligatoires doivent être écrites dans la ou les deux langues de la région concernée. "A contrario, lorsqu'aucune obligation d'étiquetage obligatoire ne s'applique, l'article VI.8 du Code de droit économique ne s'applique pas, à strictement parler" précise Etienne Mignolet.

Peut-on vendre du café une fois que la date de durabilité minimale est dépassée?

Pour l'allemand, il y a une période de tolérance prolongée

De plus, en Région wallonne, le ministre Clarinval a indiqué lors de la réunion de la commission de la Santé du 24 février 2026 que la politique de tolérance temporaire concernant l'utilisation de l'allemand sur l'étiquetage serait maintenue jusqu'à la fin de la législature, tant pour l'AFSCA que pour l'Inspection économique.

"Il est très difficile pour certains opérateurs de respecter cette disposition, en particulier pour les petits emballages" a expliqué le ministre.

Alimentation - Étiquettes en plusieurs langues
Alimentation - Étiquettes en plusieurs langues ©Jacques Duchateau

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...