Conduire ses enfants à l'école à vélo : bien trop dangereux pour trois quarts de nos internautes

Dans le cadre de la rentrée scolaire, nous vous avons demandé s'il était dangereux de laisser aller ses enfants ou les conduire à vélo. On apprend dans ce coup de sonde que 75 % des répondants estiment que c'est bien trop dangereux. En cause : principalement l'état du réseau routier en Wallonie.

Un enfant dans un état critique après avoir été renversé à vélo.
Un enfant dans un état critique après avoir été renversé à vélo. ©Shutterstock.

Ce samedi 29 août dans Deuzio (Deuzio est le supplément lifestyle du samedi des journaux L'Avenir, La Libre, La DH), nous consacrerons notre dossier à cette rentrée à vélo. Dans ce cadre, nous vous avons lancé un appel à témoignage et un petit sondage.

Le constat est sans appel : 79 % des répondants à notre sondage estiment qu'il est dangereux de conduire ses enfants à l'école à vélo. Et lorsqu'on leur demande pourquoi, les mêmes inquiétudes reviennent.

La première concerne l'état des routes et des infrastructures cyclables. Accotements dégradés, nids-de-poule, revêtements en mauvais état, absence ou insuffisance de marquages au sol… Pour plusieurs participants, les conditions sont loin d'être réunies pour permettre aux enfants de circuler à vélo en toute sécurité.

La situation est particulièrement dénoncée en Wallonie, certains internautes regrettant le retard pris en matière d'aménagements cyclables par rapport à d'autres régions ou pays voisins.

Retrouvez vos avis et commentaires ici

Autre source majeure d'inquiétude : la cohabitation avec les voitures. Des routes trop étroites, des véhicules qui dépassent ou frôlent les cyclistes à vitesse élevée et une circulation devenue plus dense rendent, selon plusieurs témoignages, le trajet particulièrement anxiogène avec des enfants.

Les heures de pointe sont également pointées du doigt. Des automobilistes pressés, parfois jugés incivils ou inattentifs, doivent alors partager la route avec des enfants qui sont, eux, moins expérimentés et moins réactifs face aux dangers.

Rentrée des classes : avec 4 enfants, ces Namurois vont chaque jour à l'école à vélo sans stress, "car on n'est jamais en retard"

Au-delà de l'état des routes, c'est donc surtout la vulnérabilité des enfants au milieu d'une circulation toujours plus importante qui semble freiner de nombreux parents.

Par contre, Jean Lucet estime que l'enfant doit être défendu dans toutes les circonstances. "Si l'enfant a déjà roulé plusieurs fois sous la supervision d'un parent et qu'il en résulte qu'il connaît les bases élémentaires du code de la route, les consignes élémentaires de prudence et après repérage et analyse du trajet en compagnie d'un adulte, cela peut s'envisager…

Dès que l'on sort de chez soi, piéton ou cycliste, on est en danger ; la connaissance du danger et des façons de s'en prémunir sont des bases de l'éducation élémentaire et la surprotection n'est pas formatrice."

Le vélo apparaît comme une solution séduisante pour les trajets scolaires. Mais pour une large majorité de nos répondants, le sentiment de sécurité n'est pas encore au rendez-vous.

Retrouvez notre dossier ce samedi 29 août dans Deuzio (Deuzio est le supplément lifestyle du samedi des journaux L'Avenir, La Libre, La DH)

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...