Baronne tuée à Lasne: la demande de bracelet électronique de Nicolas Ullens rejetée, ses avocats iront en appel
Ainsi l'a à nouveau décidé la chambre du conseil de Nivelles: pas de bracelet électronique pour Nicolas Ullens. Il y aura appel
- Publié le 03-10-2023 à 13h19
- Mis à jour le 03-10-2023 à 13h33

L'ordonnance rendue par la chambre du conseil est motivée de la manière suivante. " La demande de l'exécution de la détention préventive exercée sous la modalité de la surveillance électronique que l'inculpé sollicite à l'audience ne peut être accueillie car elle ne présente pas les garanties suffisantes pour la sécurité publique.
Le risque de récidive que les experts psychiatre et psychologue considèrent comme relevant d'un niveau faible reste présent en l'espèce marquée par un conflit familial exacerbé dont l'inculpé n'a pas réussi à s'extraire.
Pour ces motifs, dit qu'il existe une absolue nécessité de maintenir l'intéressé en détention préventive pour une durée de deux mois".
Dès la sortie de l'audience de cette juridiction lundi après-midi, les avocats de Nicolas Ullens, Jean-Philippe Mayence et Dimitri de Beco, n'avaient pas fait mystère de leur intention/décision de se pourvoir en appel au cas où leur demande d'accorder un bracelet électronique à leur client serait à nouveau refusée. Il y aura appel devant la chambre des mises en accusation, laquelle aurait également été saisie d'un même appel qu'aurait introduit le parquet si le bracelet avait été accordé.
Les points de vue ne se rapprochent donc pas. La chambre des mises en accusation statue rapidement. Son arrêt tombe parfois dans les huit jours ou dans les quinze jours. Elle se compose de trois conseillers (juges) à la cour d'appel, du procureur général et d'un greffier. Elle a rendu le 4 août dernier un premier arrêt déboutant les avocats de leur demande identique. De toute manière, une fois le dossier ficelé, c'est à elle que reviendra la décision finale de renvoi de l'intéressé devant la cour d'assises du Brabant wallon car, dans l'état actuel des choses, on voit mal comment il pourrait y échapper.
À moins que, hypothèse utopique sans doute, les experts psychiatre et psychologue ne considèrent que la faculté de discernement de Nicolas Ullens était totalement abolie lorsque, le 29 mars dernier, il tua de cinq balles tirées à bout portant sa belle-mère Myriam Lechien, qu'il rendait responsable d'une part du climat familial délétère qui s'était installé entre son père Guy Ullens et ses enfants, de l'autre de la fortune familiale qui partait en capilotade.
