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Série "Les crimes de l'été" | L'exécution d'Anne-Françoise Maque: un pacte de silence pour garder un secret révélé six ans plus tard

Trois jeunes âgés de 16, 18 et 20 ans avaient violemment tué une de leurs voisines avant de sceller un pacte de silence autour de leur crime. Retour sur une affaire incroyable qui ne fût déterrée que six ans plus tard.

La béquille avec laquelle se déplaçait la victime (ici en médaillon) avait été enterrée avec sa dépouille, non loin d’un pavé qui avait servi à l’achever, six ans plus tôt.
La béquille avec laquelle se déplaçait la victime (ici en médaillon) avait été enterrée avec sa dépouille, non loin d’un pavé qui avait servi à l’achever, six ans plus tôt. ©ÉdA

C'est dans un petit bois derrière une voie ferrée que le squelette martyrisé d'Anne-Françoise Maque, une Nivelloise âgée de 45 ans, est déterré le 16 janvier 2012. La première chose que la pelleteuse met au jour est sa béquille. De la victime, il ne reste que des ossements laissant d'emblée apparaître d'importantes fractures.

Le meurtre d'Anne-Françoise Maque a quelque chose de glaçant. Cette Nivelloise, rongée par l'alcool, vivait avec son mari, dans un milieu socialement dégradé. Elle a disparu du jour au lendemain, au printemps 2006, sans que personne – pas même son mari, décédé cinq ans plus tard – ne se soit jamais inquiété de sa disparition. Il faudra près de huit ans, pour que l'on juge enfin ses meurtriers.

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