Meurtre de Mimi Ullens: de nouveaux devoirs d'enquête avec l'audition de deux témoins de moralité
La chambre des mises en accusation donne tort à la juge d'instruction de Nivelles et raison à Jean-Philippe Mayence, l'avocat de Nicolas Ullens.
- Publié le 29-01-2025 à 19h35
- Mis à jour le 30-01-2025 à 10h03

Le dossier qui concerne l'assassinat de Mimi Lechien le 29 mars 2023 par son beau-fils à la sortie de sa propriété d'Ohain est revenu sur le tapis ce mercredi à Bruxelles. Quelques rétroactes s'imposent pour comprendre le cheminement de ce dossier.
Nicolas Ullens fut arrêté le jour même des faits et placé en détention préventive du chef d'assassinat (meurtre avec préméditation) et détention d'arme illégale, le Glock 26 utilisé par le tireur.
Le 17 octobre 2023, la chambre de mises en accusation, qui statue en degré d'appel des ordonnances rendues par la chambre du conseil de Nivelles, rendit un arrêt par lequel elle octroyait le bénéfice du bracelet électronique à l'intéressé, l'alternative à la détention en prison.
Cette juridiction se fondait sur le fait que la surveillance électronique est une mesure à multiples finalités. Le législateur considère qu'elle a pour ambition de diminuer la surpopulation carcérale et de favoriser certains détenus quant à l'exécution d'un titre de détention en lui évitant le système carcéral, le maintien à domicile étant moins dommageable en termes de déclassement social que le recours à un mandat d'arrêt classique.
"La demande d'audition est utile à la manifestation de la vérité"
Cette décision fut rapidement exécutée. Nicolas Ullens rentra chez lui le 20 octobre. Il quitte rarement son domicile et il ne le fait qu'avec l'autorisation de la juge d'instruction Stéphanie Calautti. Il est libre de recevoir chez lui sa famille et ses amis proches. Son père lui a d'ailleurs rendu visite à quelques reprises.
De son côté, Jean-Philippe Mayence estime utile, pour la défense de son client, de faire entendre deux témoins de moralité dont son client avait déjà parlé lors d'une de ses premières auditions. Sa demande fut rejetée par la magistrate.
Il ne restait à l'avocat carolorégien qu'à déposer un recours devant la cour d'appel de Bruxelles. Sa demande fut examinée le 8 janvier dernier. L'arrêt a été rendu ce mercredi. La chambre des mises en accusation considère qu'il n'y a aucune raison de ne pas entendre ces témoins. "La demande d'audition est utile à la manifestation de la vérité".
Voilà qui prendra quelques mois, mais ce procès en cour d'assises du Brabant wallon ne sera pas retardé pour autant. Il était certes prévu pour la fin de cette année mais, vu les difficultés rencontrées par le monde judiciaire de Nivelles, les cinq sessions d'assises prévues pour 2025 ont d'office été reportées.
