Un habitant de Poulseur aurait violé son ex-copine mineure endormie: peine encourue, trois ans de prison avec sursis
Une jeune femme de 16 ans aurait été violée par son ex-copain alors qu'elle dormait. Il risque trois ans de prison avec sursis.
- Publié le 05-09-2026 à 10h00

Le parquet de Liège a confirmé sa demande d'infliger une peine de trois ans de prison avec sursis probatoire à un habitant de Poulseur âgé de 22 ans. Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir commis des atteintes à l'intégrité sexuelle, mais aussi pour un viol, sur son ancienne petite amie, une jeune fille alors âgée de 16 ans.
Précédemment, le tribunal avait demandé l'avis de l'UPPL, un centre spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels. Le rapport des spécialistes estime que le jeune homme serait admissible à un suivi thérapeutique.
Le viol a été commis dans la nuit du 3 au 4 novembre 2023, alors que l'adolescente était endormie suite à la prise d'une médication nécessaire au traitement d'une pathologie dont elle est atteinte.
Le jour des faits, l'adolescente a autorisé son ex à venir chez elle, car il s'était plaint de ne plus avoir de moyen de locomotion pour rentrer chez lui. Le jeune homme a d'abord tenté d'entretenir une relation sexuelle avec l'adolescente. Cette dernière lui a clairement fait part de son refus. Elle a ensuite pris sa médication. Le jeune homme a profité du fait que la demoiselle était endormie pour agir.
Cette dernière a été particulièrement choquée par l'agression dont elle a fait l'objet. À la suite des faits, l'homme a envoyé des messages d'excuses. La victime s'est directement confiée à son éducatrice concernant cette scène.
Suite au dépôt de plainte, le suspect a démenti avoir commis ces actes qui lui sont reprochés. Il a été vu par un psychologue et questionné concernant son rapport avec les femmes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ses réponses étaient particulièrement inquiétantes concernant son image de la femme.
"J'ai décidé de prendre mes responsabilités, a-t-il balbutié lors de la première audience devant le tribunal. Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai beaucoup réfléchi. Je sais que ce que j'ai fait, je ne le ferais plus. Sur le moment même, je n'ai pas pris conscience, mais maintenant j'ai compris."
L'avocat de la partie civile a souligné que sa cliente, déjà fragilisée, subissait des problèmes de santé à la suite à cette agression.
Me Colin Gilissen a plaidé une peine de probation autonome ou un sursis probatoire. La décision sera rendue en octobre.

