Incendie criminel : elle saute sur le garage pour échapper aux flammes
Le feu a été bouté à la porte d'entrée de la maison de Patricia (48 ans), dans la cité des Fagnes, à Engis. Elle a été intoxiquée par les fumées.

- Publié le 27-12-2014 à 05h00

Il était 3h10, dans la nuit de jeudi à vendredi, lorsqu'un incendie d'origine criminelle s'est déclaré dans une habitation sociale appartenant à la société Meuse Condroz Logement, située rue des Écoliers, dans la cité des Fagnes, à Engis. Un ou plusieurs individus ont bouté le feu à la porte d'entrée. "Je dormais à l'étage lorsque j'ai été réveillée par une forte odeur de fumée provenant du rez-de-chaussée, explique Patricia, une mère de famille de 48 ans. Lorsque je suis sortie de mon lit, j'ai entendu des voisins crier après moi."
Sans attendre davantage, l'Engissoise se rend compte qu'il est impossible de descendre au rez-de-chaussée. Car le feu est en train de ravager sa porte en PVC et la fumée est intense. Patricia arrive à s'échapper du brasier en sautant depuis la fenêtre de sa chambre à coucher sur le toit du garage attenant à la maison. "J'ai sauté à pieds nus sur le garage, dit-elle, encore sous le coup de l'émotion. J'ai longé le mur puis les voisins m'ont rattrapée."
"Les voisins m'ont sauvée, moi et ma maison"
Ses voisins, elle ne les remerciera jamais assez. Avec un extincteur, Guy Dessy, ses deux fils, François et Thomas, et un copain de ceux-ci réussissent à éteindre l'incendie avant que les pompiers arrivent sur les lieux.
Légèrement intoxiquée par les fumées, Patricia est transportée à l'hôpital du Bois de l'Abbaye à Seraing, d'où elle sortira quelques heures plus tard après avoir subi une batterie d'examens.
"J'ai eu la peur de ma vie, mais mes voisins m'ont sauvée, moi et ma maison , ajoute-t-elle avant d'éclater en sanglots. Dans mon malheur, j'ai eu de la chance. Parce que mon habitation n'est pas partie en fumée. Seule la porte d'entrée et le couloir sont endommagés. Tous les voisins étaient solidaires, je compte aller les remercier. Juste après l'incendie, une dame me tenait la main pour me réconforter alors que je pleurais."
L'habitation étant endommagée, Patricia devait passer la nuit chez une amie. "J'espère pouvoir réintégrer mon domicile le plus rapidement possible."
Suite à cet incendie, une enquête a été ouverte par les policiers de la zone Meuse-Hesbaye. Le laboratoire de la police judiciaire fédérale (PJF) ainsi qu'un maître-chien ont été dépêchés sur les lieux, hier matin. Des premiers éléments de l'enquête, on apprenait que le chien n'avait pas décelé d'accélérant sur la porte d'entrée. À l'heure actuelle, l'enquête suit son cours. Personne n'a été interpellé.
