Football (D1 FFA): "L'Olympic Charleroi m'a séduit en quelques minutes" assure le Berlozien Kevin Caprasse
Le Berlozien a rebondi du côté de l'Olympic Charleroi. Un défi qui l'a convaincu en quelques minutes.
- Publié le 09-07-2026 à 15h34
- Mis à jour le 09-07-2026 à 19h10

Février 2026, un succint communiqué émane de Seraing. Laconique mais clair, il signifie la fin de la collaboration entre Kevin Caprasse et ce qui était alors son club en D1B. Depuis, le Berlozien de 42 ans avait un peu disparu des radars mais on se doutait bien qu'un coach à succès comme lui n'allait pas rester longtemps à quai. Et de fait, ce lundi 6 juillet, c'est à l'Olympic Charleroi que l'ancien technicien de Solières a rebondi. Dans quelle division ? C'est évidemment la question qui est sur toutes les lèvres carolos ces dernières semaines. Contraint de descendre en D1 FFA, le club carolo a contesté cette décision devant un tribunal civil et plaidera justement sa cause ce vendredi matin en espérant réintégrer le foot pro incessamment sous peu. En attendant, comme à son habitude, "Kev" n'a éludé aucune question pour préfacer sa nouvelle aventure.
Kevin Caprasse, comment avez-vous atterri à l'Olympic Charleroi ?
Tout est parti de Dante Brogno qui est devenu, comme vous le savez, le nouveau directeur sportif du club. On se connaît bien lui et moi et depuis mon passage à Solières, époque où lui coachait le RFC Liège. On s'est toujours bien entendu. Il cherchait un nouveau coach pour la prochaine saison et il a pensé naturellement à moi…
Aviez-vous d'autres contacts ?
Oui, j'en avais avec un club de D2 hollandaise dont je tairais le nom par correction. Avant de prendre une décision, Dante m'a demandé de discuter avec le directeur général de l'Olympic et de venir voir les installations. Ce que j'ai fait. Et j'ai bien fait car en sortant de cette entrevue, j'ai eu un très bon feeling. J'ai quand même demandé deux ou trois jours de réflexion pour en parler avec ma famille, mais j'étais convaincu de faire le bon choix. Cela n'a pris que quelques minutes.
L'Olympic a connu des derniers mois chahutés en coulisses. Avez-vous eu des garanties en ce qui concerne cette saison ?
Oui, on m'a rassuré même si mon garant n°1, c'est surtout Dante Brogno. Il m'a expliqué que le club voulait tout reprendre de zéro et qu'il avait un chouette projet. Quand quelqu'un comme lui fonce, je pense qu'on peut fermer les yeux dans son sillage…
Savez-vous pourquoi Dante Brogno vous a choisi ?
Il m'a dit que je lui ressemblais beaucoup et qu'il avait envie de bosser avec moi. Il a aussi été séduit par ce que j'ai mis en place à Seraing dans des conditions compliquées avec des tas de jeunes. Il aime mon caractère. Cela tombe bien car moi aussi. Ce que j'aime chez lui, c'est le fait qu'il ait été un énorme joueur mais reste très accessible. Vous me connaissez et vous savez que j'aime partager mon expérience avec d'autres comme je le faisais par exemple à Seraing avec Mario Mendoza.
Une fameuse inconnue plane au-dessus du club: D1B ou D1 FFA. À choisir, que préférez-vous ?
Bah, comme tout le monde au club, on espère rester dans le giron du football professionnel. Mais tout va dépendre de la décision du tribunal. J'ai aussi envie de rester en D1B pour mes amis de Stockay et mon pote Éric Vandebon. Stockay mériterait de se sauver plutôt que de descendre comme ça. Pour le reste, que ce soit dans une division ou une autre, je serai présent. Mais forcément, la décision du tribunal change pas mal de choses. On ne transfère pas de la même façon en D1B ou en D1 FFA.
Justement, où en est votre noyau pour le moment ?
On a 8 ou 9 joueurs qui étaient encore sous contrat. On vient d'en transférer deux autres et on attend la décision pour continuer. Si on reste en D1B, on essaiera avant tout de se sauver. Par contre, si on évolue en D1 FFA, on visera le tour final. On n'en a même pas parlé entre nous encore, mais un club comme l'Olympic se doit d'être ambitieux. On va bosser sérieusement dès notre reprise le jeudi 16 juillet en essayant de se voir tous les jours, comme un club professionnel.
Avec un sentiment de revanche par rapport à Seraing ?
Non, pas du tout vu que c'est moi qui ai pris la décision de partir. Mais il le fallait. Seraing est derrière moi. Je n'en garde que des bons souvenirs et j'ai des contacts encore très positifs avec mon ancien club. Là, je suis orienté vers le présent et le futur. Le reste ne m'intéresse pas…
