Débordements à Liège : 87 arrestations ce mercredi, "50 % des personnes arrêtées étaient des mineurs"
Dégradations de nombreuses vitrines, feux, affrontements avec les forains… Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin affirme que tous les moyens nécessaires sont mis en œuvre pour rétablir le calme et l'ordre dans la Cité ardente.
- Publié le 08-10-2026 à 09h20

La tension ne retombe pas à Liège. Ce mercredi 7 octobre, la police a procédé à 87 arrestations, dont 79 administratives et 8 judiciaires. De nombreuses dégradations ont été commises dans le centre-ville, notamment au niveau de plusieurs commerces. Le mouvement s'est même étendu jusqu'à la Foire de Liège, où les forains ont répliqué avec des barres de fer.
Une situation jugée inacceptable par Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, Bernard Quintin, ministre de l'Intérieur, et Jean-Marc Demelenne, chef de corps de la zone de police de Liège, qui ont tenu une conférence de presse ce jeudi.
"On est face à des images d'une violence inouïe", affirme Bernard Quintin, qui tient à souligner que les émeutes doivent cesser au plus vite, avant qu'un blessé grave ne soit à déplorer.
"On parle d'élèves, d'enfants qui, malgré le mouvement spontané de la semaine dernière, sont clairement manipulés et infiltrés. Il y a aussi des responsabilités qui doivent être prises au niveau des parents dans l'encadrement de leurs enfants. Des responsabilités au niveau des écoles, puisque l'enseignement est obligatoire en Belgique. Il y a une responsabilité de mouvements de type "Antifa", dont on connaît l'emprise sur une certaine partie de la société ici à Liège, et donc d'adultes qui prennent la responsabilité de manipuler des enfants pour porter des messages politiques", dénonce fermement le ministre de l'Intérieur.
Ce mercredi, 50 % des personnes arrêtées étaient des mineurs
Il faut dire que le profil des manifestants évolue ces derniers jours.
"La police de Liège est déployée en très grand nombre depuis le début des problèmes liés à l'ordre public, avec des moyens impressionnants. Dans le profil des casseurs, qui se renforce, on constate notamment, en fin de journée, davantage de profils qui n'ont rien à voir avec le mouvement étudiant et qui en profitent simplement. Jusqu'à avant-hier, 70 % des personnes arrêtées étaient des mineurs, parfois très jeunes. Mais hier, on est descendu à 50 %", explique Jean-Marc Demelenne.
Afin d'éviter la constitution d'un nouveau rassemblement de jeunes, le bourgmestre a pris un arrêté interdisant les rassemblements de plus de trois personnes sur l'ensemble du territoire.
