En 2027, l'hôpital de Bastogne deviendra une super proxiclinique articulée autour d'un hôpital de jour, mais sans soins intensifs
Courant 2027, les consultations sur le site de Bastogne seront renforcées et la chirurgie de jour sera développée. La clinique de Bastogne deviendra, en 2028, une super proxiclinique avec un hôpital de jour. C'en sera terminé de l'hôpital aigu un peu plus tôt que prévu.

- Publié le 03-07-2026 à 18h57
- Mis à jour le 08-07-2026 à 22h18

La clinique de Bastogne s'apprête à prendre un nouveau virage. Si le conseil d'administration de Vivalia valide, mardi, la note de travail qui lui sera soumise, le site bastognard deviendra une "super proxiclinique" articulée autour d'une importante activité d'hôpital de jour. Le site aigu est appelé à disparaitre, comme ceux d'Arlon et de Libramont, mais un peu plus tôt. Cette évolution vise à consolider durablement l'avenir de l'établissement bastognard.
La convocation pour une assemblée générale, le mercredi 8 juillet à 16 h, sous un chapiteau installé sur le site, inquiète le personnel de la clinique de Bastogne. C'est que le conseil d'administration de Vivalia, l'intercommunale des soins de santé, se réunit la veille et entend communiquer au personnel une décision importante quant à l'avenir de l'hôpital.
Pour autant que le conseil valide une note de travail élaborée au terme de nombreuses réunions tenues secrètes entre les parties concernées (management, Ville, Province, direction médicale, direction des soins…), cette annonce consoliderait l'avenir de la clinique de Bastogne, mais entérinerait la fin du site aigu qui était de toute façon programmée.
Les cas les plus lourds transférés à Libramont
L'ouverture de la proxiclinique de Bastogne est programmée pour 2028. L'objet de la note était de déterminer le chemin à suivre pour y parvenir, tandis qu'il est de plus en plus compliqué pour le site bastognard d'obtenir les agréments nécessaires pour poursuivre les activités d'un site aigu.
La réforme débattue en Conférence interministérielle Santé accorde une place de choix à l'hôpital de jour. C'est cette voie, devenue opportunité, qu'empruntera le site bastognard, pour faire face aux difficultés grandissantes.
Cette activité constituerait même un axe structurant pour le futur. Bastogne deviendrait ainsi davantage qu'une simple proxiclinique, tout en conservant les missions qui lui étaient déjà attribuées. L'objectif est de pérenniser cette activité d'hôpital de jour. En contrepartie, les cas les plus lourds ne seront plus opérés à Bastogne, mais transférés à Libramont. A l'inverse, certaines pathologies relevant des activités d'hôpital de jour seraient centralisées à Bastogne. Ce qui libèrera également des blocs opératoires saturés à Libramont. Tout ceci selon la bonne volonté des médecins libramontois évidemment.
Conséquences de ce changement de cap, les soins intensifs deviennent superflus puisque les cas lourds ne seront plus opérés sur le site. Le service des urgences deviendrait un PPCU (un service de première prise en charge des urgences) et serait ouvert de 7 h à 23 h (MISE A JOUR: Vivalia annonce qu'il sera ouvert 24h/24), mais il conserverait des lits spécifiques destinés à la prise en charge de certains patients, lits d'ailleurs appelés "à caractère de soins intensifs".
L'espoir de conserver un départ SMUR bien après 2028
Le SMUR est maintenu, au minimum jusqu'en 2028, mais l'espoir de le prolonger est bien réel, alors qu'il y a six mois cet objectif semblait utopique.
L'objectif de Vivalia serait de conserver un troisième SMUR, en plus des deux déjà actés. Il pourrait, par exemple, y en avoir deux au départ de Houdemont, au lieu d'un seul, et un depuis Marche. Mais dans les cartons, figure également un possible départ d'un SMUR délocalisé depuis Bastogne, qui emmènerait les patients vers Marche ou Houdemont. La réforme qui fait l'objet de discussions à la CIM Santé accorde beaucoup d'attention aux zones rurales et ouvre en tout cas des nouvelles perspectives.
Pas question de licenciements
Et pour le personnel ? Il n'est pas question de licenciements dans le contexte de pénurie actuel, mais des glissements entre les sites de Bastogne et Libramont pourraient intervenir.
La position centrale de Bastogne, où se trouve le siège social de Vivalia, reste un atout. Les ressources humaines y sont regroupées ; le service informatique va suivre ainsi que la cellule communication.
Voilà en substance l'essentiel du message que le personnel entendra mercredi à l'assemblée générale, après le vote du conseil d'administration.
