48 secondes dans le ciel de Dolhain, au-dessus de l'Union Limbourg : "On dispose d'un véritable bijou, mais..." (vidéo et photos)
Cette semaine, l'Avenir Verviers vous emmène dans le ciel de Dolhain pour tout savoir sur les installations de l'Union Limbourg, historique matricule 9 du football belge. De quoi s'offrir une vue inédite et imprenable sur le stade et les alentours. L'occasion, aussi, d'une interview sans langue de bois avec le président Marc Schyns.

- Publié le 27-02-2025 à 07h34
- Mis à jour le 27-02-2025 à 09h42

S'il est un lieu qui sent bon le football, c'est bien le Stade Lambert Fourir, route de Goé à Dolhain, en bord de Vesdre. L'historique matricule 9, celui de l'Union Limbourg (ex-RFC Dolhain, qui a fusionné avec l'UE Dolhain) s'y sent bien... Et ce, même s'il y a des choses à améliorer, des projets à débloquer et une nostalgie à préserver. On en parle avec le président du club, Marc Schyns. Le tout, illustré par nos images inédites et aériennes.
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En vidéo ci-dessous: 48 secondes dans le ciel de l'Union Limbourg
Marc Schyns, à qui appartiennent les installations de l'Union Limbourg ?
Les terrains A et B sont communaux mais à 100% à disposition du club via un bail emphytéotique qui court encore pour de très longues années. Le terrain C, lui, est à la commune, qui pourrait le récupérer du jour au lendemain.
Il y a trois terrains chez vous, tous avec un rôle spécifique.
Oui : le terrain C, le plus éloigné de la buvette, sert à toutes nos équipes de jeunes, à la réserve et aux vétérans. Le FC Bilstain, qui évolue en amateurs, y joue également. Le terrain B ne sert qu'à l'entraînement, pour toutes les équipes. Et le terrain A sert principalement à l'équipe première (NDLR : actuellement en tête de la P4E).
Entre le terrain A et les deux autres terrains, on retrouve la plaine de jeux Odon Pierard, qui "coupe" vos installations en deux… Est-ce embêtant ?
Non, que du contraire! Moi je trouve ça merveilleux. Quand les parents viennent au football avec leurs enfants, ceux-ci peuvent aller jouer à la plaine. Non, s'il y a un problème chez nous, ce n'est pas celui-là...
Quel est-il, alors ?
Le souci, c'est ce fameux projet de complexe sportif qui n'avance plus. Le souhait communal, c'est d'avoir, derrière l'actuel terrain C, trois nouveaux terrains dont un petit synthétique, avec un parking, une nouvelle buvette et de nouveaux vestiaires. Un peu comme à Welkenraedt. Tout est prêt, mais le club de Goé, invité à fusionner avec nous, refuse. Et donc ce projet pour lequel tout est prêt et qui se chiffre à 6 millions d'euros n'avance pas. J'ai parfois l'impression que notre commune ne pousse pas assez pour le sport. Au fond : on pourrait obliger Goé à fusionner... mais bon.

Vous avez évoqué les terrains synthétiques. Actuellement, il n'y en a aucun à l'Union Limbourg. Et lorsque vous citez le futur complexe, il n'est question que d'un petit synthétique. Pourquoi ?
Tout simplement parce que nous nous situons en zone inondable. Donc, même dans le nouveau complexe, on ne pourrait pas avoir un grand terrain synthétique, mais uniquement un petit, pour les jeunes. C'est assez surprenant quand on voit qu'à Franchimont, par exemple, on est près de l'eau et qu'il y en a deux, des synthétiques... et des grands!
De quoi êtes-vous particulièrement fier lorsqu'on évoque les actuelles installations de l'Union Limbourg ?
Franchement, notre terrain A est l'un des plus beaux de la région, même en incluant les P1 et certaines nationales. Le souci, c'est que le reste devient vétuste.
Mais ce côté vintage donne aussi un certain charme à votre club, fondé en 1898.
Oui, d'ailleurs notre tribune principale est un vrai bijou qui mériterait d'être classé et restauré (après les inondations, on l'a juste consolidée et ressoudée). Elle peut accueillir 220 personnes et, à Bruxelles par exemple, pareilles tribunes sont valorisées. La nôtre pourrait être magnifique.
Quid de la buvette et des vestiaires ?
On souhaiterait avoir quelque chose de mieux. Depuis les inondations de 2021, la buvette est devenue un hangar pour stocker du matériel, et on a un container en guise de buvette. Elle est grande (26 m x 8 m), mais ça reste un container. Mais puisqu'il y a ce fameux projet sur la table, ça ne sert à rien d'investir pour le moment.
Parlant d'inondations, la perte des installations de l'ex-UE Dolhain, juste en face, représente-t-elle un problème pour vos affiliés ?
On a environ 200 jeunes et avec les adultes, je crois qu'on est presque à 300 membres. On a toujours envie d'avoir plus de terrains mais ici, avec les trois qu'on a, c'est assez. Le site de l'ex-UED doit devenir une zone d'immersion temporaire. Pour être honnête, deux sites pour un petit club, ça n'aurait pas pu durer. On aurait fini par n'en garder qu'un.

Quid du parking ? On voit souvent, les dimanches de match, des voitures garées le long de la route. Ce n'est pas très pratique et plutôt dangereux.
Oui et c'est un point noir qui est là depuis plus de 50 ans, d'autant qu'il y a de plus en plus de voitures. Toutefois, depuis les inondations, nous avons pu aménager une petite zone de parking derrière le terrain A, mais malgré tout, oui : il faut encore se garer le long de la route, malheureusement.
On pose la question à tous les présidents : si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous par rapport à vos installations ?
C'est très simple : je garde le même site, je fais des synthétiques sur les actuels terrains B et C et je fais refaire une belle et grande buvette.
Vous n'êtes pas au cœur du village, mais tout de même à proximité de certaines habitations. Quel type de relation avez-vous avec les voisins ?
La cohabitation est très bonne, sauf avec une personne que je ne citerai pas et avec qui c'est catastrophique. C'est d'ailleurs pour cela qu'on ne joue plus en soirée car cette personne appelait la police s'il y avait le moindre bruit après 22 heures. Quant aux ballons qui arrivent dans son jardin, s'ils reviennent, ils reviennent crevés. C'est paradoxal car c'est un nouveau voisin qui savait qu'il y avait du football à cet endroit depuis 120 ans. Mais bon…Concernant la localisation, je trouve qu'être à un petit kilomètre du centre, c'est bien, d'autant que le décor est vraiment beau, surtout le soir, lorsqu'on a l'église de Limbourg illuminée en toile de fond.
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