Par crainte de débordements, la soirée étudiante "Mega export" du 31 octobre à Ath est annulée
Les organisateurs évoquent des retours de parents inquiets et des menaces, deux jours après une altercation très commentée dans un restaurant du centre-ville athois.
- Publié le 23-10-2026 à 15h42
- Mis à jour le 23-10-2026 à 15h44

La Mega Export, rendez-vous important de la vie étudiante athoise, n'aura pas lieu cette année. La soirée devait se tenir le samedi 31 octobre au Hall Ceva. Son annulation a été annoncée par nos confrères de Notélé.
L'annulation de la Mega Export intervient dans les tourments d'une affaire qui fait du bruit à Ath. L'un des organisateurs de la soirée, Timour Malengreaux, propriétaire de plusieurs établissements horeca athois, est l'un des trois hommes impliqués dans une altercation survenue mercredi soir dans un restaurant du centre-ville.
Dans un message publié sur Facebook, une mère de famille explique qu'elle fêtait son anniversaire dans un restaurant athois avec sa fille de 15 ans et un ami. Elle raconte que trois hommes, qui semblaient alcoolisés, auraient dévisagé l'adolescente de façon insistante. Lorsqu'elle leur a demandé d'arrêter, l'un d'eux aurait tenu des propos à caractère sexuel au sujet de sa fille. Elle affirme avoir ensuite reçu une gifle et s'être défendue. La police et les secours sont intervenus. La mère assure aussi que les hommes auraient mis en avant leur notoriété locale. Ce récit a été largement partagé sur les réseaux sociaux.
Selon nos confrères de Notélé, le co-organisateur, Jean-François Roland, explique la décision par de nombreux retours de parents opposés à la tenue de l'événement, vu la gravité des faits évoqués. Il parle aussi de menaces physiques visant l'organisateur et présumé agresseur, Timour Malengreaux et la crainte de débordements lors de la soirée. Celle-ci est donc annulée "en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire", dit-il.
Timour Malengreaux conteste la version décrite par la mère de famille. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il parle d'accusations "totalement fausses et infondées" et regrette que des publications aient été relayées sans vérification.
Deux versions s'opposent donc. En attendant que la justice fasse son travail, les étudiants athois devront se passer de leur soirée, le soir d'Halloween.
