Raphaël Collignon tombe face à Jiri Lehecka : "Quatre ou cinq jours avant le tournoi, je n'étais pas encore sûr de jouer l'European Open"
Le Liégeois revient d'une blessure au genou mais son corps a répondu présent.

- Publié le 22-10-2026 à 16h38

Revenu à la compétition mardi, après près de deux mois loin des courts, Raphaël Collignon (ATP 55) a vu le défi se corser ce jeudi à l'European Open. Sur le court central bruxellois, le Liégeois a buté sur Jiri Lehecka (ATP 20), finaliste de l'épreuve l'an dernier face au Canadien Félix Auger-Aliassime (ATP 7) : 6-4, 6-2.
Raphaël, vous êtes tombé sur un excellent Lehecka aujourd'hui...
Oui, il a vraiment bien joué, notamment au service. Il m'a beaucoup mis sous pression. Mais je reste déçu, car je pense que j'aurais pu faire mieux. Je ne suis pas suffisamment rentré dans le match ni dans les points. Je ne l'ai pas ennuyé autant que j'aurais dû. J'aurais aussi pu davantage aller chercher le public, comme je sais le faire. Je n'ai simplement pas réussi à mettre de l'intensité en permanence. C'est ce qui me déçoit.
Vous avez également dû faire appel au kiné en cours de match. Que s'est-il passé ?
C'est arrivé assez tôt, au deuxième ou au troisième jeu, quand je suis allé chercher une longue balle. J'ai ressenti une tension, peut-être au milieu du dos ou au niveau des côtes. Cela ne m'a pas empêché de jouer à 100 %, même si j'avais quelques douleurs au service et en coup droit, ainsi que lorsque je m'étire. Forcément, j'ai gardé ça dans un coin de ma tête et cela ne m'a pas aidé à rester dans le match. Mais je dois apprendre à passer au-dessus.
Votre participation au double avec David Goffin ce jeudi soir est-elle remise en question ?
Pour le moment, non. C'est encore à chaud. On va voir comment les choses évoluent dans les prochaines heures, mais à cet instant, ce n'est pas compromis.
Après deux mois d'absence, avez-vous manqué de rythme ou d'énergie pour rivaliser avec Lehecka ?
Je ne sais pas… J'avais évidemment envie de bien faire et de gagner. J'étais motivé. Mais après une si longue absence, le double puis le simple de mardi m'ont peut-être demandé beaucoup d'énergie. Je n'étais plus habitué à enchaîner les matchs. Lors de la tournée américaine cet été, j'ai passé quatre à cinq semaines à disputer seulement trois ou quatre rencontres. Je n'avais donc plus vraiment l'habitude de jouer trois matchs sur une même semaine. Celui de mardi m'a sans doute coûté plus d'énergie que je ne le pensais. Il a été long, s'est terminé assez tard et s'est révélé éprouvant, physiquement comme mentalement. Mais c'est comme ça. Je reste content d'être ici, car c'était du bonus pour moi. Je n'étais même pas certain de pouvoir jouer : quatre ou cinq jours avant le tournoi, je ne savais toujours pas si mon genou allait tenir. C'est donc positif de constater qu'il ne m'a pas du tout gêné de la semaine.
