Devant la justice, un psychiatre défend le traitement administré à Maradona avant sa mort
Un psychiatre cité par la défense a validé, ce jeudi 10 septembre 2026, le traitement médicamenteux reçu par Maradona au moment de son hospitalisation à domicile, durant laquelle la légende du football est décédée en 2020.
- Publié le 11-09-2026 à 09h27
- Mis à jour le 11-09-2026 à 09h29

Au procès en Argentine de sept professionnels de santé pour de potentielles négligences fatales à Diego Maradona, un psychiatre cité par la défense a validé jeudi le traitement médicamenteux reçu par la star au moment de son hospitalisation à domicile, durant laquelle l'ancien joueur de football est décédé en 2020.
Le psychiatre Anibal Areco a rejeté jeudi (heure locale) la théorie des experts convoqués par l'accusation, qui remettaient en cause les psychotropes administrés par la psychiatre Agustina Cosachov – poursuivie dans ce procès – en raison de leurs possibles effets sur les fonctions hépatique, rénale et cardiaque.
"La cause du décès n'a pas pu être déterminée, mais je peux en revanche affirmer qu'il ne s'agit pas d'une intoxication ni d'un problème lié aux médicaments", a affirmé devant le tribunal ce spécialiste cité par les avocats de Mme Cosachov. "La prescription de psychotropes était adaptée au tableau clinique présenté par le patient" et la dose administrée à Maradona "ne provoque pas de cardiotoxicité", a-t-il indiqué.
Anibal Areco a également relativisé la nécessité d'hospitaliser Diego Maradona contre sa volonté, évoquée par d'autres experts au cours du procès. "Rien n'indique clairement que ce patient avait besoin de ce type de prise en charge", a-t-il estimé.
Trois semaines avant son décès à 60 ans le 25 novembre 2020, Maradona avait été transféré dans une maison de Tigre, au nord de Buenos Aires, après avoir été opéré d'un hématome à la tête.
Le procès, entamé en avril, est entré cette semaine dans une nouvelle phase, avec de premiers témoins cités par la défense de l'équipe médicale jugée. Il devrait prendre fin d'ici novembre.
Les accusés, bien que suivant des stratégies différentes, clament tous leur innocence. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.
