Plus de points que jamais après 7 journées, plus de buts et plus de style : on vous explique pourquoi l'Union est la meilleure version d'elle-même
Depuis son retour en D1, jamais l'Union Saint-Gilloise n'avait compté autant de points après 7 journées. Avec, en prime, la meilleure attaque et la meilleure défense. Et l'impression que l'équipe de David Hubert joue encore mieux que les autres saisons.

- Publié le 21-09-2026 à 18h00
Compter dix-neuf points après sept journées, c'est une première, pour l'Union, qui n'avait jamais réalisé un six sur sept pour démarrer sa saison. Cette équipe était en tête à pareille époque sous Pocognoli il y a un an, avec dix-sept unités. Elle n'a pas été championne, mais il n'y aura pas de playoffs pour tout redistribuer, cette année.
Sans préjuger du résultat final, on osera ce constat : jamais l'Union n'a été aussi forte que cette saison à cette période. Avec une attaque à 21 buts inscrits – plus neuf en Europe et en Supercoupe – et une défense qui n'a été battue qu'à trois reprises, les voyants sont au vert fluo. Ici aussi, c'est un record si l'on compare aux chiffres des Bruxellois depuis leur retour en D1, en 2021.
À nous à continuer à vouloir nous améliorer.
Même s'il est un jeune T1, David Hubert sait que l'une de ses principales missions est d'éviter que son équipe ne s'emballe. Alors il tempère l'enthousiasme : "Ce sont de beaux chiffres, mais nous n'en sommes qu'à sept journées. Ce bon début ne garantit rien. À nous à rester attentifs et prudents, à continuer à vouloir nous améliorer, à aller chercher ces pourcents supplémentaires. Cela doit être notre moteur. Ce dimanche, contre l'Antwerp, on aurait dû marquer plus que deux buts."
On peut dire ce que l'on veut des T1 de l'Union, certains estimant que leur impact est (encore) plus faible qu'ailleurs, le travail de l'entraîneur est une des raisons de ce bon début de saison. Cette deuxième saison est en réalité la première avec une préparation estivale dans les jambes pour Hubert, et l'on sent bien plus qu'il y a un an où il souhaite emmener son équipe.
Des profils qui facilitent le (beau) jeu
L'animation offensive, malgré pas mal de changements au mercato, a franchi un cap. Bien au-dessus d'un fin de campagne 2025-26 décevante – dix buts marqués seulement sur les neuf premières journées de playoffs avant de finir par un 5-1 contre Anderlecht.

Zeneli rayonne ces derniers temps, avec six actions décisives en six matchs. Après un début de saison dans l'ombre à digérer la préparation, Biondic impressionne par la largeur de sa palette. Il a été sept fois décisif en six rencontres. Arrivés en janvier, ces deux joueurs ont digéré l'adaptation à notre élite, pour être des joueurs clés dès le début de saison.
Mofokeng, lui, fait encore plus fort, puisqu'il n'est arrivé qu'après la Coupe du monde. Le Sud-Africain s'impose déjà comme un pion majeur, même s'il faut rester plus mesuré avec un joueur de 21 ans qui pourrait connaître un contrecoup, quand les rencontres s'accumuleront.
Ceci dit ; "Rele" s'est adapté à une vitesse XXL. Ses déplacements, sa prise de profondeur – comme sur le 0-1 à Plzen – ou son entente avec ses partenaires démontrent qu'il a déjà assimilé les principes de jeu de sa nouvelle équipe. Sa relation avec Biondic est excellente. Deux de ses quatre buts ont été inscrits sur une passe décisive de l'Allemand, à qui il a rendu la pareille sur le 1-0, avec un très bon centre, dimanche.
L'après David et Burgess
La façon de jouer de ces deux-là, dans un parfait équilibre entre altruisme et prise de responsabilités face au but, contrairement à Florucz, est un autre des facteurs des progrès unionistes. Leurs qualités aident beaucoup.
On ne voudrait pas brûler ce qui a été adoré à Saint-Gilles, mais Promise David, alpha et omega de l'attaque de l'Union ces deux dernières saisons, avait de grandes failles techniques – à côté d'énormes qualités. Et elles empêchaient parfois l'Union de développer un jeu plus maîtrisé. Sa puissance inégalable et ses appels en profondeur poussaient souvent ses équipiers à jouer vite et loin. L'Union reste redoutable en contre, mais Biondic sait utiliser son corps pour garder le cuir et faire jouer les autres. Il a touché 34 ballons en 84 minutes au Bosuil, le total d'un "neuf" qui a un impact sur le jeu. Il a réussi onze passes sur seize dans la moitié de terrain adverse et a couru 9,8 kilomètres, proposant 21 sprints. Un bulletin qui ne se limite pas à un but inscrit. Mofokeng et lui y sont pour beaucoup dans la maîtrise de leur équipe. Et si l'Union parvient à nouveau à réaliser des premières périodes pleines, c'est aussi grâce à cela.
La remarque vaut aussi pour Massiré Sylla, qui impressionne tout le monde dans la ligne arrière. Ici non plus il ne s'agit pas de gommer tout ce qu'a amené Christian Burgess à cette équipe, mais le Sénégalais dispose d'une qualité de passe supérieure qui lui permet de "casser" des lignes et aider son équipe à construire davantage au sol.
Jusqu'où tout ce beau monde ira-t-il ? Parviendront-ils à combiner trois compétitions de front jusqu'en mars, au moins, s'ils atteignent les huitièmes de finale d'Europa League ? Il est trop tôt pour le savoir. Mais une chose est sûre : ce début de saison est porteur de promesses.