Sébastien Nollevaux et Raphaël Scaini traversent la Wallonie pour CAP48 : "Il n'est pas exclu d'avoir un petit alcool fabriqué dans la cave"
De ce vendredi 9 au dimanche 11 octobre 2026, les Baroudeurs, alias Sébastien Nollevaux et Raphaël Scaini, vont parcourir la région du Centre à pied dans le cadre de CAP48. Ils seront à Liège dimanche pour la grande soirée dédiée à l'opération.
- Publié le 09-10-2026 à 14h14
- Mis à jour le 09-10-2026 à 14h15

C'est ce vendredi 9 octobre que Raphaël Scaini et Sébastien Nollevaux s'élancent sur les routes, au départ de Mons, pour la bonne cause. Les Baroudeurs de CAP48 marcheront jusqu'à dimanche pour rejoindre Liège, où se tiendra la grande soirée CAP48, à Médiarives.
CAP48, c'est l'opération caritative de la RTBF qui vient en aide aux personnes en situation de handicap. C'est la 5e année que les deux amis, complices bien avant de devenir les Baroudeurs, transforment leur amitié en une aventure humaine hors du commun.
Samy et Lou viendront pimenter le périple de Sébastien Nollevaux et Raphaël Scaini
Des kilomètres, des rencontres, des moments de doute et beaucoup de rires les attendent encore sur cette route qui leur réserve son lot de surprises. Parmi les grandes nouveautés de cette année, la présence de Samy et Lou, les animateurs de Tipik qui viendront jouer les anges gardiens, entre coups de main bienvenus et défis destinés à pimenter leur périple.
Une nouvelle parenthèse d'aventure et de solidarité dont l'objectif reste, lui, inchangé : marcher, rencontrer, partager… et récolter des fonds pour la bonne cause. L'argent rassemblé par les Baroudeurs sera reversé aux services de répit, afin de permettre aux personnes en situation de handicap et à leurs proches aidants de souffler à leur tour.
Leur aventure est à retrouver sur La Une, RTBF Auvio et en radio.
Que vous inspire ce nouveau parcours ?
Sébastien Nollevaux : "On a déjà un peu baroudé partout. Je me rappelle la fois où on a traversé le Hainaut. L'accueil était impressionnant. Il était 7h30 du matin, un père conduisait son gamin au foot du côté de Soignies, il nous voit, s'arrête et repasse une demi-heure plus tard avec des croissants et des pains au chocolat. Il a tourné dans la région pour nous retrouver. C'était vraiment chouette. Puis, il y a les gens qui toquent à leur fenêtre, qui nous font signe, qui tournent pour nous retrouver."
Raphaël Scaini : "La région du Centre, on ne l'avait jamais vraiment explorée, donc ce sera une première pour nous."
S.N. : "C'est la deuxième partie du parcours – Namur, Huy et Liège – qui va être un peu plus sportive pour nous. Quand c'est plat, c'est tellement embêtant…" (rires)
R.S. : "Et ça arrive toujours quand on est fatigué ! "(rires)
Après cinq ans, qu'est-ce qui vous motive encore à participer à cette expérience ?
R.S. : "Les gens qu'on rencontre d'année en année et leurs témoignages. L'année dernière a été l'une des plus marquantes par rapport à la cause qu'on soutenait, à savoir les centres de répit. On découvre tout un univers, des centres d'accueil temporaires qu'on ne connaissait pas du tout. On a vu la détresse, un manque de moyens, un manque de places. Quand on nous a demandé si on resignait à deux pour la même expérience, on n'a même pas réfléchi. On a accepté directement."
Comment vous préparez-vous physiquement à cette expérience ?
S.N. : "On ne se prépare pas ! Comment se préparer pour faire 160 km à pied en deux jours et demi à part en faisant un ultra-trail du Mont-Blanc ? On n'a pas le temps de se préparer. Donc, on y va comme ça et on sait qu'on va un peu morfler. Mais, on sait pourquoi on le fait. Donc, on s'en fout, on se soutient, on s'amuse."
R.S. : "Puis, on rencontre des gens pendant le parcours. Ça nous motive."
S.N. : "Les gens qui viennent à notre rencontre n'ont pas forcément 100 km dans les jambes. Ils arrivent frais et dispos. Donc, ce sont des locomotives. Nous, on a du mal derrière…"
On vous offre un petit remontant de temps en temps ?
S.N. : "Il n'est pas exclu d'avoir, effectivement, un petit alcool fabriqué dans la cave."
R.S. : "Mais c'est de la découverte régionale."
S.N. : "Oui, voilà. On est plus sur de l'expérience gustative régionale que sur un petit remontant. On se fait plaisir en acceptant de découvrir ce que font les gens."
R.S. : "Un vrai moment de partage." (sourire)
Est-ce un avantage de faire ce parcours entre amis ? Auriez-vous pu le faire avec quelqu'un d'autre ?
S.N. : "Quand j'ai eu l'idée de faire les Baroudeurs il y a quelques années, c'était clair dans ma tête : c'était avec Raphaël ou personne. Et pour la suite, ce sera la même chose. Ce sera avec lui ou avec personne. Si un jour l'un s'arrête, l'autre s'arrêtera aussi."
R.S. : "Oui, il n'y en a pas un qui continuera sans l'autre parce qu'on se connaît bien, on a les mêmes mécanismes. On sait quand l'autre n'est pas bien, quand l'autre est énervé."
S.N. : "On sait que lorsqu'on est fatigué, on n'avance pas parce qu'on fait que des conneries. On raconte n'importe quoi. Mais, c'est un plaisir."
R.S. : "On rigole beaucoup. On pleure aussi. On souffre. Mais on va jusqu'au bout."
Vous partez vers l'inconnu…
S.N. : "Oui, c'est le principe. On met 48 heures de notre temps à disposition de l'opération. Ils nous déposent à Mons et on sait qu'on doit être à Liège le dimanche soir. Entre-temps, on ne sait rien. On connaît les villes-étapes, mais on a les feuilles de route au fur et à mesure. On n'a pas l'entièreté du parcours. D'ailleurs, on se trompe régulièrement. Je ne compte pas le nombre de fois où on se paume parce qu'on a mal lu la feuille de route. Parce qu'on est fatigué, parce qu'on n'a pas vu le chemin, parce qu'on rigole…"
Combien de temps faut-il pour se remettre d'une expérience comme celle-là ?
R.S. : "Les premières années, il fallait plus de temps. Est-ce que l'âge nous aide à nous remettre plus vite ? Je ne sais pas." (rires)
S.N. : "Le lundi et le mardi qui suivent, j'avoue que je ne ferai pas 100 mètres. Mais, à partir du mercredi, généralement, c'est bon. Ça repart. On peut faire un jogging."
Pendant 48 heures, vous êtes vraiment coupés de tout…
S.N. : "C'est ce que j'adore dans cette expérience. On donne notre téléphone au début et on ne nous en redonne un que pour faire un direct à la radio. Les seuls contacts qu'on a avec la civilisation, ce sont les gens qui nous rencontrent pendant le parcours. Sinon, c'est une vraie aventure où on se retrouve avec soi-même. On n'est pas emmerdé par le monde qui court un peu trop vite autour de nous."
R.S. : "On est focus sur autre chose parce qu'on croise tous les jours des personnes en situation de handicap. Ça nous recentre et ça relativise beaucoup de choses."
