F1 : Kimi Antonelli peut déjà mettre une main sur son trophée de champion du monde à Singapour
L'épreuve nocturne sera décisive pour l'Italien qui peut faire un pas définitif vers le titre mondial.
- Publié le 09-10-2026 à 10h09

Les supporters italiens peuvent doucement sortir le prosecco du frigo. Une bouteille qui attend d'être débouchée depuis 73 ans. Le Grand Prix de Singapour s'annonce comme un tournant pour Kimi Antonelli qui est de plus en plus proche de délivrer son pays d'une traversée du désert qui dure depuis 1953.
L'abandon de son équipier et rival George Russell combiné à son podium en Malaisie lui a permis de faire un pas de géant vers le titre. Ce week-end, à Singapour, Antonelli peut faire un break définitif afin de transformer une première balle de match lors du Grand Prix suivant, à Austin.
Les calculs sont simples : avec 33 points en jeu du fait que l'épreuve dans la cité du lion est le dernier week-end sprint de la saison, Kimi peut porter son avance à 117 unités sur Russell si le Transalpin fait un sans-faute dans la nuit asiatique, et que le Britannique signe un zéro pointé. Toutefois, il resterait encore six Grands Prix à disputer après Singapour, soit un maximum de 150 points à inscrire.
Dans le meilleur des cas pour Antonelli, il augmenterait son avance à 142 points à l'issue du Grand Prix des États-Unis, le 25 octobre. Or, après Austin, il ne resterait ensuite que 125 points à distribuer. À l'addition, Antonelli serait assuré du titre s'il quittait le Texas avec une avance d'au moins 126 points sur tous ses adversaires encore mathématiquement en lice.
Russell démarrera depuis le fond de grille, mais cela ne veut rien dire.
En attendant, Kimi refuse de penser au titre, son objectif étant avant tout de scorer au maximum pour "voir venir" par rapport à ses rivaux.
"Nous allons simplement essayer de gagner, commente Antonelli. C'est notre état d'esprit et bien sûr, George démarrera depuis le fond de grille, mais cela ne veut rien dire. De mon côté, j'essaie juste de me concentrer sur ce que je peux contrôler pour fournir la meilleure performance possible et si je peux gagner la course, tant mieux. Si je dois me contenter d'un podium, je me contenterai d'un podium. J'attends vraiment avec impatience Singapour et j'espère que nous pourrons obtenir un excellent résultat avec Mercedes."
Cinq autres pilotes peuvent encore mathématiquement priver Antonelli du titre. Il y a Russell, mais aussi Lewis Hamilton, Charles Leclerc, Lando Norris et Max Verstappen. Mais le temps joue en leur défaveur.
En effet, dans le scénario improbable qu'Antonelli ne marque plus le moindre point jusqu'à la fin de l'année, ses rivaux ne pourraient jouer une balle de match qu'à partir de l'avant-dernier GP de l'année, au Qatar. À condition que le conflit au Moyen-Orient n'annule pas l'une ou l'autre épreuve et que ça chamboule les comptes d'apothicaire…
