Les policiers satisfaits de leurs conditions de travail pour les JO, après des mois de mobilisation
Si les efforts imposés par le ministère de l'Intérieur ont d'abord suscité la colère des policiers en début d'année, leurs revendications ont été largement entendues depuis.
- Publié le 22-07-2024 à 08h00

Ils étaient des centaines, en janvier, manifestant contre leur ministère. Le 22 décembre 2023, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonçait que les congés seraient refusés aux policiers pendant les JO. La réaction ne s'est pas fait attendre. "Il a fallu montrer les dents pour faire entendre nos revendications", témoigne Éric Henry, délégué national d'Alliance police.
Pourtant, M. Darmanin avait déjà rencontré les syndicats. Il connaissait leurs demandes: des primes, des aides pour les gardes d'enfant et le droit à des congés, même pendant les JO. Mais les policiers n'ont pas obtenu gain de cause.
Alors la mobilisation est allée crescendo. D'abord, les manifestations du "Jeudi Noir", à l'appel de plusieurs syndicats, jeudi 18 janvier. Puis, les menaces. "Nous n'excluions pas de bloquer l'arrivée de la flamme olympique, à Marseille", poursuit le syndicaliste. Aujourd'hui, les cris "Les JO, ça sera sans nous !" paraissent pourtant bien loin.
"Nous sommes satisfaits"
Et pour cause: les syndicats crient plutôt victoire. "Il a fallu manifester, mais aujourd'hui nous sommes satisfaits de la reconnaissance accordée aux policiers", explique Loïc Walder, porte-parole d'UNSA Police. Certes, les gardiens de la paix sont toujours privés de congés. Mais les primes tant attendues ont enfin été accordées. "Tous les policiers reçoivent 1 000€ pour le simple fait d'être mobilisé", précise M. Henry. Ce coup de pouce monte à 1 600, voire 1 900 € en fonction des profils. "Nous avons aussi obtenu le paiement de toutes les heures supplémentaires, jusqu'à 7 500 €", salue Alliance.
Quant à l'hébergement, autre point de tension d'il y a quelques mois ? "À part une résidence où des problèmes ont été remontés, les conditions sont bonnes", reconnaît M. Walder. Les policiers arrivés en renfort dorment dans des hôtels, en caserne ou dans des résidences CROUS, habituellement réservées aux étudiants. Encore un sujet de polémique, à propos des conditions de vie des forces de l'ordre, ou des déménagements imposés aux étudiants.
Si M. Henry dénonce des attaques visant des hôtels où résident des policiers, il salue volontiers "le ministère de l'Intérieur, qui nous a toujours soutenus". Les JO évitent ainsi un premier scandale, fort heureusement pour la sécurité des épreuves.

