Photo polémique du nouveau gouvernement De Wever Ier: "C'est notre faute", reconnaît le Palais
Le cliché pris après la prestation de serment a fait polémique. Le Palais reconnaît ses erreurs pour les ratés techniques, mais pas… pour le casting.

- Publié le 04-02-2025 à 18h37
- Mis à jour le 04-02-2025 à 18h44

Un cliché à oublier au plus vite: la photo du nouveau gouvernement prise à l'issue de la prestation de serment au Palais royal a beaucoup fait parler d'elle. Et ce, pour plusieurs raisons: elle mettait en lumière le fait que les femmes choisies pour entrer dans l'exécutif étaient peu nombreuses (quatre), qu'elles avaient des portefeuilles de moindre importance (aucune vice-Première) et surtout que leur position sur la photo les rendait pratiquement invisibles.
La responsabilité, pour les deux premières critiques, incombe aux présidents de partis: ce sont eux qui ont choisi les ministres. Un casting très masculin qui a été largement commenté. Reste la question de la responsabilité de la mauvaise photo, à savoir une luminosité trop faible, des ombres, et des têtes cachées. Le photographe est-il passé à côté de son sujet ?
Premier élément de réponse, il n'y avait pas un mais plusieurs photographes et cameramans. Une quarantaine de personnes, selon le Palais royal. Et dans cette meute de professionnels de l'image, une règle prévaut: "Premier arrivé, premier servi", explique Mathieu Golinvaux, photographe de L'Avenir qui était présent sur place.
Il nous décrit les coulisses: "Nous avions rendez-vous à 8h au Palais. Nous avons patienté jusqu'à 8 h 45 avant de prendre place dans la salle des Glaces pour régler les flashs et les micros. Les futurs ministres sont arrivés, puis le roi accompagné de Bart De Wever." Tous ont ensuite prêté serment.
Tout s'est alors très vite enchaîné. "On a ensuite bougé vers l'escalier d'honneur. C'était un peu la cohue. On a attendu que les ministres descendent. Ils se sont installés. Puis tout est allé très vite. À peine une minute. Il n'y a pas de GO. On a déclenché et déclenché nos appareils. Il nous avait été rappelé avant, en briefing, qu'on n'avait pas le droit de poser de questions. Personne ne parle. C'est très solennel comme moment. Tout est très codifié."

Protocole respecté
Le Palais confirme. Et assume sa part de responsabilités. "C'est notre faute, reconnaît sans détour Xavier Baert, directeur médias de l'institution. On n'essaie pas de chercher d'excuses."
"L'ordre dans lequel les ministres ont été placés est correct. Le protocole a été parfaitement respecté (lire ci-contre). Mais on aurait dû placer les ministres du second rang une marche plus haut."
Xavier Baert concède aussi que l'éclairage artificiel mis en place pour l'occasion n'était pas optimal. "Il n'y a pas de lumière naturelle à cet endroit. On fera mieux la prochaine fois. L'erreur est humaine."
Un ordre très codifié
Chaque ministre avait une place bien définie, identifiée par une nominette. "On suit l'ordre protocolaire officiel, détaille Xavier Baert. Le Premier ministre prend place à la droite du roi.Viennent ensuite les vice-Premiers selon l'ordre d'importance du parti. Sauf pour Monsieur Jambon qui, dès lors qu'il fait partie du même parti que le Premier est d'office le dernier vice-Premier. On tient ensuite compte de l'ancienneté, de l'âge. Les ministres et secrétaires d'État de précédents gouvernements sont placés au centre du second rang. Et on place ensuite sur les côtés les nouveaux ministres. "