La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie

Les autorités russes ont affirmé mercredi qu'il n'existait "aucun risque épidémique" en Sibérie après la mort d'une laborantine d'un institut sur la peste, dénonçant les "fausses informations" sur cette affaire alors que les appels à plus de transparence se multiplient.

Belga
In this undated handout picture released by the Irkutsk Antiplague Research Institute, specialists work in a laboratory as part of anti-epidemic measures during the 2019 Winter Universiade in Krasnoyarsk. (Photo by Handout / Irkutsk Antiplague Research Institute / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Irkutsk Antiplague Research Institute" - HANDOUT - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie.

Les États-Unis, l'OMS et l'UE ont exhorté la Russie à fournir davantage d'informations à la suite du décès de cette femme de 28 ans, qui a pris ces derniers jours une ampleur internationale. La Mongolie a elle ordonné mercredi une "surveillance" à sa frontière.

La mort de cette technicienne de laboratoire, qui travaillait pour l'Institut de lutte contre la peste d'Irkoutsk, en Sibérie, a été rapportée par plusieurs médias russes vendredi. Selon le média local Peuples du Baïkal, elle aurait pu contracter la peste pulmonaire après le bris d'un tube à essai.

"La surveillance médicale de plus de 90% des personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n'a été détecté", a affirmé mercredi l'agence de santé publique russe Rospotrebnadzor.

"Il n'existe aucun risque épidémique pour la population d'Irkoutsk et de la région d'Irkoutsk", a-t-elle indiqué.

Selon Rospotrebnadzor, la laborantine "avait été vaccinée et disposait d'une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait" et deux commissions d'experts en sécurité biologique ont conclu qu'"aucune situation d'urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n'a été constatée".

La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement, selon l'OMS.

Une commission sanitaire avait affirmé que les analyses post-mortem réalisées sur la laborantine permettaient de conclure qu'elle était décédée d'une "pneumonie" à l'origine "indéterminée" et qu'"aucun micro-organisme lié à l'activité professionnelle de la jeune femme n'a été détecté dans ses biomatériaux".

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