Son statut de remplaçant, sa rouge contre Anderlecht, son centenaire à la RAAL, Joël Ito se confie : "Mon exclusion à Anderlecht m'a pénalisé"
Joël Ito a passé le cap des 100 matchs avec la RAAL mais il n'est plus un titulaire indiscutable sous Edward Still.
- Publié le 09-10-2026 à 08h12

Joël Ito fait figure d'ancien dans le vestiaire de la RAAL. Pas uniquement parce qu'il affiche 28 printemps au compteur mais aussi parce qu'il a récemment franchi la barre des 100 caps chez les Loups. Au club depuis trois ans, le milieu de terrain doit toutefois faire face à une première depuis qu'il est à la RAAL : se contenter d'un statut de remplaçant. Mais celui qui a connu les séries amateurs avec le club de La Louvière reste plus motivé que jamais, prêt à regagner sa place.
Joël, vous avez récemment franchi la barre des 100 caps avec la RAAL. Qu'est-ce que ça représente pour vous ?
C'est une fierté d'avoir joué plus de 100 matchs pour la RAAL. Ça montre que j'ai été assez régulier dans mes prestations depuis que je suis au club. J'espère pouvoir en ajouter une dizaine de plus cette saison.
Vous êtes aussi l'un des derniers rescapés du noyau qui a connu les séries amateurs. C'est quelque chose dont vous discutez avec les nouveaux ?
Non, parce que je pense qu'ils ne vont pas vraiment comprendre d'où on vient. Mais pour moi, c'est une fierté de me dire que j'ai connu ce passage du club du monde amateur vers le monde professionnel.
C'est une fierté d'avoir joué plus de 100 matchs pour la RAAL.
Un club que vous avez vu grandir de près.
Quand je suis arrivé, il n'y avait pas encore autant de gens qui travaillaient dans les bureaux, nous n'avions pas ce magnifique stade. Et quand on voit désormais les installations dont nous disposons, le nombre de personnes qui suivent le club, on ne peut qu'être impressionné par la vitesse à laquelle le club a grandi.
Dans ces 100 matchs à la RAAL, certains vous ont-ils plus marqué que d'autres ?
Honnêtement, plein de matchs ont été importants pour moi à la RAAL. De ma première saison, je retiens cette victoire 3-0 à la maison contre Lokeren. En Challenger Pro League aussi il y a plusieurs rencontres lors desquelles j'ai été assez bon. Je pense que chaque année, j'ai pu montrer mes qualités et je pense que c'est ça qui fait que j'ai toujours été titulaire.
On ne peut qu'être impressionné par la vitesse à laquelle le club a grandi.
Votre statut a pourtant évolué cette saison. Vous qui étiez un cadre sous Frédéric Taquin, vous n'êtes que remplaçant avec Edward Still. Comment vivez-vous cette situation ?
Je vais être honnête, ce n'est pas facile. Depuis que je suis en équipe seniors, c'est la première fois que j'ai ce statut de remplaçant. Mais ce statut n'est pas une fatalité, ni définitif. Je suis persuadé qu'à un moment donné, j'aurai ma chance. Ce sera alors à moi de la saisir et de prouver que je suis encore un cadre de cette équipe.
Depuis que je suis en équipe seniors, c'est la première fois que j'ai ce statut de remplaçant.
Est-ce que vous travaillez différemment pour faire changer le coach d'avis sur vous ?
J'essaie de montrer de bonnes choses à l'entraînement et je me donne à fond dès que j'ai la chance de monter au jeu. Mais je n'ai plus 20 ans et cette obsession de vouloir à tout prix prouver que je suis le meilleur. Je suis sûr de mes qualités, je sais ce que je peux apporter à l'équipe et quand ma chance viendra, je ne la laisserai pas passer.
Votre exclusion contre Anderlecht en début de saison vous a-t-elle pénalisé ?
Je ne peux pas dire le contraire. Lorsque vous êtes titulaire lors du premier match et que vous prenez rouge, ça vous pénalise forcément. La preuve, à partir de là je n'ai quasiment plus joué. Mais tout ça est désormais du passé. On en a discuté en interne avec le club, je me focalise désormais uniquement sur le futur."
Le futur proche, c'est Bruges samedi. Un club au sein duquel vous avez été formé. Ce match reste-t-il particulier pour vous ?
Ce n'est plus aussi particulier que les premières fois mais ça reste un club qui m'a formé, celui où j'ai signé mon premier contrat pro. Je ne connais plus grand monde dans cet effectif, hormis Roméo Vermant puisque son papa m'avait coaché à Bruges. J'espère recevoir quelques minutes samedi.
Et une victoire ? Avec un bilan de 4 sur 21, la RAAL a besoin de points.
On a travaillé en profondeur pendant cette trêve internationale. On a beaucoup discuté aussi. On a pris du recul quant à nos résultats pour nous focaliser sur la suite. On reprend par Bruges, un gros morceau, mais je dirais que c'est l'adversaire idéal après une trêve. Nous sommes face à un mois important. Soit on gagne des matchs et on s'accroche au bon wagon, soit l'écart avec les équipes du milieu de tableau va grandir. Il est temps de prendre des points, sans se mettre de pression inutile. J'espère que les supporters seront présents en nombre pour nous pousser vers la victoire.
