Lycéen éborgné à Tours : un policier mis en examen pour violences aggravées et placé sous contrôle judiciaire, il ne peut plus porter de "LBD"
Manifestations des lycéens en France : un policier a été mis en examen pour "violences aggravées" ce mardi 13 octobre 2026 et placé sous contrôle judiciaire après qu'un lycéen a été éborgné à Tours.
- Publié le 14-10-2026 à 10h26
- Mis à jour le 14-10-2026 à 10h29

Un policier a été mis en examen pour "violences aggravées" mardi et placé sous contrôle judiciaire après qu'un lycéen a été éborgné fin septembre en marge des manifestations lycéennes à Tours, a annoncé mardi le parquet.
Interdiction pour le policier de porter et posséder un LBD
Le policier a également l'interdiction de porter et posséder un LBD (lanceur de balle de défense). Un autre policier est placé sous le statut de témoin assisté, selon le communiqué de la procureure de la République de Tours Catherine Sorita-Minard.
Le 30 septembre, Maël, un lycéen de 16 ans, a été éborgné après des incidents survenus lors du blocage d'un établissement à Tours. La famille avait annoncé porter plainte pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique".
La procureure de Tours, Catherine Sorita-Minard, avait indiqué à la suite des examens médico-légaux, que les lésions à l'oeil de l'adolescent étaient "compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD".
"2 tirs de LBD ont été réalisés à une minute d'intervalle par deux policiers"
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie. L'enquête a révélé que "deux tirs de LBD ont été réalisés à une minute d'intervalle par deux policiers", détaille la procureure.
Les actes d'enquête "mettent en évidence la concomitance du premier tir de LBD et la blessure occasionnée à l'oeil" et "révèlent également des interrogations persistantes sur le respect des conditions imposées par la loi d'absolue nécessité et de stricte proportion pour faire usage de LBD", selon le communiqué.
Quatre fonctionnaires de police ont été entendus en garde à vue mardi.
Les investigations vont se poursuivre.
36 enquêtes ouvertes par l'IGPN
Trente-six enquêtes ont été ouvertes à ce stade par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), "la police des polices", pour des violences présumées depuis le début du mouvement lycéen, dont quatre concernent "des blessures mutilantes", a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
