Les notaires vous ouvrent leurs portes ce week-end

Les notaires vont à la rencontre du grand public ce samedi après-midi. Objectif: démystifier un métier qui a parfois mauvaise presse.

Les notaires vous ouvrent leurs portes ce week-end
monopoly maison ©D. R.

Le notaire n'a pas souvent bonne presse. Beaucoup en ont l'image donnée par les Inconnus dans les Trois frères : un mec austère, fermé, concentré sur ces dossiers, et qui coûte très cher. Une image que réfute Françoise Mourue, notaire à Merbes-le-Château (Erquelinnes), qui préfère mettre en avant l'expertise et la sécurité qu'elle offre aux différentes parties impliquées dans un acte notarial.

Françoise Mourue, une journée portes ouvertes chez les notaires, ça sert à quoi?Cela sert à faire connaissance avec la profession et ça donne l'occasion de s'informer. C'est aussi le moment pour donner des conférences qui intéressent beaucoup de gens. C'est enfin une occasion de franchir la porte des études notariales.

Les gens craignent les notaires?De la crainte? Pas chez la majorité des gens. Mais, on constate, lorsque l'on organise chaque mois une consultation gratuite à la Maison des notaires de Charleroi, qu'il y a beaucoup de gens. Alors que consulter un notaire est gratuit et qu'il suffit de prendre rendez-vous.

Et vous, ressentez-vous une certaine méfiance envers votre profession?Moi, personnellement, je ne la ressens pas mais je fais du notariat de campagne, proche des gens. Il n'y a pas trop de barrières. Ce qui est peut-être le cas dans certaines régions.

Et cette image négative alors, comment l'expliquez-vous?Peut-être par le fait que l'étape du notaire est un passage obligé. On ne sait pas faire autrement. Mais dès qu'ils sont passés, ils se rendent compte que ça peut être utile. Pour éviter de commettre certaines bêtises par exemple. Ou parce qu'ils ont appris des choses qu'ils ne savaient pas. Nous sommes là pour assurer la sécurité des transactions.

Quelles bêtises pourrait commettre une des parties?Il y a le problème des dettes et du risque de perdre de l'argent. L'acheteur qui vient trop tard chez son notaire, qui a déjà donné de l'argent au vendeur et que celui-ci est endetté, ou qu'il y a des infractions urbanistiques, des dettes fiscales ou encore que l'on n'a pas affaire au bon propriétaire.

Votre profession évolue aussi?La profession est sans cesse en train de se recycler, de moderniser ses moyens, de s'équiper d'outils de plus en plus modernes. En 1950 par exemple, un acte de vente d'une maison tenait sur une page. Aujourd'hui, il en fait dix.


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