Procès Ullens : Me Obradovic "sceptique" face à la requête en récusation déposée à l'encontre de la cour
L'avocat de la soeur de la baronne Myriam Lechien s'est montré ce mercredi 7 octobre 2026 "sceptique" face à la requête en récusation déposée par la défense de Nicolas Ullens de Schooten, qui a provoqué la suspension du procès.
- Publié le 07-10-2026 à 12h16
- Mis à jour le 07-10-2026 à 13h37
Me Marko Obradovic, avocat de la soeur de Myriam Lechien, s'est montré ce mercredi 7 octobre 2026 "sceptique" face à la requête en récusation déposée par la défense de Nicolas Ullens de Schooten, qui a provoqué la suspension du procès.
"On est surpris par la démarche, mais on ne connaît pas encore le fond de l'argumentation", a-t-il expliqué. L'avocat suppose que la requête porte sur la manière dont la cour s'est prononcée la veille sur la préméditation, après un vote à sept voix contre cinq du jury.
La difficulté tient, selon lui, au fait que la préméditation constitue une question accessoire, contrairement à la question principale portant sur l'homicide. "La loi ne prévoit pas comme telle cette procédure sur une question accessoire", a-t-il reconnu. "Mais la défense y voit une difficulté qui ne nous apparaît pas d'emblée. On doit analyser tout cela."
Me Obradovic estime qu'il pourrait tout au plus s'agir d'une violation "purement formelle" de la loi, dont les conséquences restent à déterminer. "Est-ce que cette position sur la question accessoire entraîne un préjudice ? Quel est leur intérêt à contester ?", a-t-il avancé.
"Un retour de boomerang"
L'avocat a également pointé ce qu'il considère comme un changement de registre de la défense après le verdict rendu mardi. "Ils ont perdu sur le fond et multiplient maintenant les recours", a-t-il estimé. Selon lui, Nicolas Ullens de Schooten, qui a régulièrement affirmé vouloir assumer ses responsabilités et ne pas être procédurier, pourrait s'exposer à "un retour de boomerang".
"Un premier registre a échoué et ils ont décidé d'exercer tous les recours possibles et imaginables", a encore commenté Me Obradovic.
L'avocat dit ne pas avoir trouvé, à ce stade, de précédent portant exactement sur une telle situation. "Cela paraît être quelque chose qui ne s'est jamais posé", a-t-il relevé.
Le procès a été suspendu jusqu'au 4 novembre, dans l'attente de l'issue de la procédure engagée par la défense.
