Me Kennes estime que le vice de procédure "ne change rien" à la culpabilité : "Nicolas Ullens de Schooten n'aura rien épargné à ses victimes"
L'avocat des enfants de la baronne Myriam Lechien a vivement réagi ce mercredi 7 octobre 2026 à la suspension du procès de Nicolas Ullens de Schooten pour vice de procédure.
- Publié le 07-10-2026 à 11h47
- Mis à jour le 07-10-2026 à 13h37

Me Laurent Kennes, avocat des enfants de Myriam Lechien, a vivement réagi ce mercredi 7 octobre 2026 à la suspension du procès de Nicolas Ullens de Schooten pour vice de procédure. "Nicolas Ullens de Schooten n'aura rien épargné à ses victimes", a-t-il déclaré, regrettant un nouveau report pour ses clients, qui "attendaient ce procès depuis très longtemps".
L'avocat estime cependant qu'une erreur a bien été commise par la cour lors du prononcé du verdict. Selon lui, le résultat du vote à sept voix contre cinq n'aurait pas dû être dévoilé concernant la préméditation, qui n'est pas la question principale. Il considère toutefois que cette erreur n'a pas d'incidence sur la culpabilité de Nicolas Ullens.
Me Kennes a par ailleurs contesté l'interprétation de la défense selon laquelle les trois magistrats professionnels n'auraient pas pu faire connaître leur avis aux jurés lors de la délibération. "C'est tout à fait faux", a-t-il affirmé, évoquant un arrêt de la Cour de cassation de 2017. Selon lui, les juges professionnels peuvent participer aux échanges avec les jurés et leur faire connaître leur point de vue.
Me Kennes ne pense dès lors pas que la requête en récusation déposée par la défense puisse aboutir. "Nous verrons ce que dira la Cour de cassation. Il y a eu une erreur dans le chef de la cour, mais ça n'a pas d'incidence. Cela ne change rien à la situation de Nicolas Ullens."
"Mes clients sont complètement chamboulés. Ils attendaient la fin de ce procès et ça continue"
L'avocat s'est surtout inquiété des conséquences de ce nouveau délai pour les enfants de Myriam Lechien. "Mes clients sont complètement chamboulés. Ils attendaient la fin de ce procès et ça continue", a-t-il regretté. Tous deux vivent à l'étranger et doivent, selon lui, une nouvelle fois bouleverser leur organisation pour revenir en Belgique.
Me Kennes a également dénoncé une multiplication des arguments de procédure. "À force de dire un peu tout et n'importe quoi quand on plaide et parfois cent choses, cela crée un sentiment de cafouillage", a-t-il estimé. "On utilise toutes les ficelles pour essayer de s'en sortir. Quelqu'un qui assume, il assume pleinement."
Pour l'avocat, l'essentiel reste toutefois le verdict rendu mardi. "Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, cet homme est condamné du chef d'assassinat", a-t-il insisté. Il a rappelé que la cour et le jury avaient estimé que Nicolas Ullens avait prémédité son geste et tué Myriam Lechien "de sang-froid".
"Je pense que c'est cela qu'on doit retenir. Le reste, ce sont des arguments de procédure et la Cour de cassation tranchera", a-t-il conclu.
