BNP, Belfius, Dexia : l'héritage bancaire

Ces dernières années, l'État belge a été prié de voler au secours des banques en grande difficulté : Dexia, Fortis, KBC, etc.

F.G.

Un sauvetage qui a coûté plus de vingt milliards d'euros au contribuable.

1. BNP Paribas Fortis Au bord de la faillite, le groupe Fortis a été revendu en grande partie à BNP Paribas. L'État belge a échangé 75% de sa participation contre 10,6% du capital du groupe français. Une participation estimée aujourd'hui à 5,2milliards d'euros.

2. Royal Park Investments Lors du démantèlement de Fortis, les produits structurés (actifs toxiques) ont été logés dans une "bad bank", Royal Park Investments. L'État belge, via le SPFI, détient encore 46% de l'entité. Une participation estimée par le SPFI à 740millions d'euros.

3. Belfius En octobre2011, le gouvernement belge a décidé de sortir Dexia Banque Belgique du groupe Dexia, une banque depuis rebaptisée Belfius pour marquer définitivement la rupture avec le passé. Ce rachat a coûté 4milliards d'euros à l'État qui n'a pas touché de dividendes, la priorité étant donnée au renforcement des fonds propres de la nouvelle banque en cours de restructuration.

4. Dexia L'État belge a apporté sa garantie au holding Dexia en cours de démantèlement à hauteur de 43,7milliards d'euros. L'État a également injecté, hors rachat de Dexia Banque Belgique, près de quatre milliards dans le groupe.

5. KBC Durant la crise, le bancassureur flamand KBC a reçu sept milliards d'aides publiques (État fédéral et Région flamande). Le groupe a remboursé l'an dernier les trois derniers milliards d'euros que la banque devait à l'État.

6. Ethias L'État, qui a injecté 500millions d'euros dans l'entreprise, possède un quart du capital d'Ethias Finance, la maison mère de l'assureur homonyme.

F.-X.G.

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