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Les symboles et les actes

Une Chambre des représentants pleine comme un œuf, les autorités politiques du pays rassemblées pour participer à ce moment d'histoire, une très longue salve d'applaudissements, une solennité appuyée : la démocratie belge a, comme d'autres, accueilli Volodymyr Zelensky par écran interposé dans les murs du Palais de la Nation.

Benjamin Hermann
Benjamin Hermann   © EdA - Jacques Duchateau
Benjamin Hermann EdA - Jacques Duchateau © EdA - Jacques Duchateau

Il n'y a sans doute pas de façon plus explicite, pour un État, d'exprimer son soutien au président ukrainien et à son pays assailli par la Russie de Vladimir Poutine depuis plus d'un mois.

En excellent communicateur qu'il est, Zelensky porte son témoignage et ses revendications à l'échelle internationale, auprès des gouvernants, des élus et derrière eux des médias et des opinions publiques.

Il aurait pu insister sur le caractère central de la Belgique, abritant la capitale des institutions européennes et de l'OTAN. Il aurait pu évoquer, puisqu'il a le don d'adapter son discours à son auditoire, les invasions que notre pays a eu à subir par des puissances voisines. Il a choisi une autre référence, celle de la bataille d'Ypres, pour illustrer le calvaire vécu à Marioupol."L'enfer sur terre", décrit-il. C'est peu de le dire.

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