Meurtre de la baronne Ullens: Nicolas Ullens, son beau-fils, va sortir de prison avec un bracelet électronique
Pour la chambre des mises en accusation, il n'existe pas de contre-indication à accorder cette alternative à la détention en prison.
- Publié le 17-10-2023 à 14h50
- Mis à jour le 17-10-2023 à 15h12

C'est indiscutablement un beau succès pour son avocat Jean-Philippe Mayence qui ferraillait depuis plusieurs mois avec la substitute du procureur du Roi de Nivelles Stéphanie Bontée, laquelle s'opposait systématiquement, en chambre du conseil, à l'octroi de cette mesure de faveur.
Le 2 octobre dernier, cette chambre du conseil motiva ainsi son refus d'accorder le bracelet sollicité. "La demande de l'exécution de la détention préventive exercée sous la modalité de la surveillance électronique que l'inculpé sollicite à l'audience ne peut être accueillie car elle ne présente pas les garanties suffisantes pour la sécurité publique. Le risque de récidive que les experts psychiatre et psychologue considèrent comme relevant d'un niveau faible reste présent en l'espèce marquée par un conflit familial exacerbé dont l'inculpé n'a pas réussi à s'extraire. Pour ces motifs, dit qu'il existe une absolue nécessité de maintenir l'intéressé en détention préventive pour une durée de deux mois."
Ce mardi, l'avocat carolorégien s'arma à nouveau du bâton de pèlerin juridique qu'il avait pris le 4 août pour porter le dossier en appel devant la chambre des mises en accusation.
Il a été entendu. Jean-Philippe Mayence, qui était accompagné de son client, s'est refusé à toute déclaration au sortir de l'audience. Il nous revient cependant qu'il n'a pas demandé sa libération. Il a axé sa plaidoirie sur le contenu du dossier répressif et sur les rapports des experts. Il a mis l'accent sur le fait que Nicolas Ullens est l'exemple-type d'un prévenu exempt de dangerosité.
Pour expliquer sa décision, la chambre des mises en accusation s'est penchée sur l'utilité, dans l'absolu, du bracelet électronique, en l'occurrence les faits de la cause et la personnalité du prévenu. Elle a conclu à l'absence de contre-indication à l'accorder à Nicolas Ullens qui tua sa belle-mère Myriam Lechien de six balles de pistolet Glock 26 tirées à bout portant le 29 mars 2023.
Il n'est pas inutile de rappeler que le bracelet électronique ne peut en aucun cas être assimilé à une libération. C'est une alternative à la détention préventive effectuée en cellule.
Quand Nicolas Ullens quittera-t-il la prison? La réponse viendra de la prison, le temps qu'elle s'organise et qu'un dispositif soit opérationnel.
