De l'outplacement mais pas de prépensions pour les employés de GSK licenciés

Les employés de GSK licenciés bénéficieront du nouveau régime wallon d'accompagnement. Mais pas d'un éventuel retour des RCC.

Belga
De l'outplacement mais pas de prépensions pour les employés de GSK licenciés
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Dans le cadre de la restructuration annoncée chez GSK, Federgon, la fédération des prestataires de services en ressources humaines (Federgon), plaide pour une collaboration entre services publics, syndicats et opérateurs privés d'outplacement (reclassement professionnel), afin de "redonner rapidement des perspectives aux travailleurs "concernés.

Le dossier GSK sera l'un des premiers à se dérouler sous le nouveau régime wallon d'accompagnement des travailleurs licenciés entré en vigueur le 1er juillet, souligne l'organisation lundi.

La réforme permet notamment d'activer plus tôt l'accompagnement dans le cadre d'une procédure Renault et autorise les entreprises à faire appel à des opérateurs d'outplacement agréés, aux côtés du Forem et des organisations syndicales.

"Trompeur"

GSK a annoncé la semaine dernière un vaste plan de restructuration susceptible de toucher jusqu'à 1 217 emplois en Belgique.

Pour sa part, le Setca a dénoncé, lundi dans un communiqué, le refus du gouvernement de réintroduire le régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC), ou prépension, pour les travailleurs concernés de chez GSK.

Le syndicat dénonce un contraste entre les aides publiques accordées au groupe pharmaceutique et le manque de solutions pour accompagner les salariés licenciés.

"L'État accorde près d'un demi-milliard d'euros (NDLR : 481 millions d'euros) d'aides publiques à une multinationale, sans garanties suffisantes en matière de maintien durable de l'emploi. Malgré ce soutien public, l'entreprise annonce des restructurations massives ", s'est indigné le Setca.

Le syndicat a aussi réagi aux propos du ministre fédéral de l'Emploi, David Clarinval, selon lesquels l'État ne doit pas payer les prépensions à la place de GSK.

Le syndicat souligne que le RCC repose sur une allocation de chômage financée par la sécurité sociale et un complément d'entreprise payé par l'employeur. Il estime dès lors "trompeur "de présenter ce dispositif comme une dépense entièrement à charge de l'État.

"Ce dispositif permettrait aux négociateurs du plan social de travailler sur la pyramide des âges et d'envisager des solutions plus humaines pour les travailleurs concernés ".

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